Festival de Sablé
La nuit des Chimères
Concours « Vos plus belles photos de vacances »
Baby-sitting



Le chanteur Brice Kapel. : Dessons/DesgraupesJ'ai commencé en chantant dans des chorales. Puis je suis parti faire des études musicales aux États-Unis. À mon retour, j'ai fait les premières parties de plusieurs concerts d'artistes français. Je voulais me lancer dans la musique tout seul, écrire mes propres chansons, gérer mon travail. Après une mauvaise expérience chez Emi, j'ai travaillé avec des indépendants. Puis je suis revenu à ce que j'avais appris aux États-Unis, en intervenant musicalement dans les écoles. Et mon fils est né. Je l'emmenais voir beaucoup de spectacles pour enfants. J'ai pensé à un concept qui réunirait grands-parents, parents et enfants. Une musique d'adultes, avec une histoire pour que les enfants y trouvent leur compte. Ça a donné Coloricocola. J'ai signé avec Universal. Qui en a fait un projet pour enfants. Et les radios n'ont pas voulu du disque. Nos ennuis ont commencé là...
Vous refusez d'être catalogué « chanteur pour enfants » ?
Réduire mon chemin de vie à dire que je fais de la musique pour les enfants, non ! Je fais de la musique pour tout le monde. Certains gâtifient les enfants avec des paroles abêtissantes. Et les parents n'y trouvent aucun attachement. Aujourd'hui les enfants écoutent de tout. Ce sont avant tout des individus, et pas des êtres à qui on doit faire écouter n'importe quoi.
Cette année, vous avez annulé votre participation aux Francofolies pour être là. Pourquoi Rock ici Mômes ?
L'esprit de fête, de partage... J'aime ça. Il n'y a pas que des enfants, il y a les accompagnateurs, les papis, mamies, les parents... Tout le monde est là pour faire la fête. Je n'ai pas vraiment refusé pour les Franco, j'avais déjà accepté de venir à Rock ici Mômes. Il n'était pas question que je revienne en arrière ! Surtout que je compte intégrer mon passage au festival dans une partie bonus du dvd de mon spectacle. Et ce sera mon anniversaire, j'avais très envie d'être à Sablé pour cette occasion !
Vous allez animer le bal du festival, jeudi. C'est un nouveau challenge pour vous, non ?
Ça ne changera pas de ce que je vis habituellement sur scène. La force de Coloricocola, c'est que je peux jouer devant un public qui ne me connaît pas, et arriver à la fin du spectacle à le faire lever comme si j'avais vendu 1 million de disques ! On met une telle interactivité entre nous et le public, à travers des jeux, des gestes, des paroles à reproduire, que tout le monde danse, chante. Pour Rock ici Mômes, j'ai choisi des titres de Coloricocola, mais aussi des titres de chanteurs connus, comme Sting, les Rolling stones, des standards de soul, de funk... On a très envie de mettre le feu !
Propos recueillis par Adelise FOUCAULT.