Le Cross du Mans 2008

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Le Cross du Mans 2008

Édition du lundi 21 janvier 2008

« La course des familles ? Pour se faire plaisir »

Avant les As, en fin de matinée, c'est le tour des familles. Parents et enfants ont échangé des foulées sur deux kilomètres.

Le cross Ouest-France - Pays de la Loire, Aurélie connaît bien. Même un peu trop : la jeune femme était dans l'infanterie de marine. « Si on ne vient pas courir, c'est punissable », prévient Aurélie. Du coup, quand elle a quitté l'armée, après 5 ans de bons et loyaux services, l'Allonnaise a remisé au placard chaussures et maillot. Mais dimanche, à 11 h 40, c'était différent. Oubliez rangers et ordres du colonel : c'est la course des familles. Une course « sans aucun but précis au niveau du chrono, du pur plaisir », s'amuse Youssouf Halidi, le papa d'Aurélie.

Même envie du côté de Christine, une vendeuse de 32 ans. Venue tout droit de... Barcelone. « Je suis venue voir ma famille, j'en profite pour faire le cross. » Quoi de plus normal... « Elles se sont endormies. Je crois que ça les a bercées. » De qui parle Christine ? De ses deux filles, des jumelles de 9 mois. Elles étaient aussi sur la boucle des familles. « C'était pour le symbole de la course. Je voulais qu'elles fassent leur premier cross. »

Ça se passe comme ça, le cross des familles. Deux kilomètres pour se mettre les jambes en train. Retour du côté des sept membres de la famille Halidi. Qui vient de finir la boucle. Et sont arrivés en ordre dispersé. Foad, le copain d'Aurélie : « Je repartirai bien faire un tour ». Hochement de la tête d'Aurélie : « C'est un échauffement. Mais pour des gens qui ne courent pas, c'est déjà pas mal. » Les niveaux sont variés et l'embouteillage n'est pas loin. « Les gars, ils poussent, ils s'arrêtent en plein milieu », râle gentiment Aurélie...

Par paquets, les familles déboulent sur la ligne d'arrivée. Chiens, poussettes, déguisements... L'imagination des adeptes de cross était fertile. Pour deux kilomètres qui s'avalent en un rien de temps. Tout dépend de son chargement. « Avant, je prenais un de mes enfants sur les épaules, rigole Youssouf, 41 ans, habillé aux couleurs de son employeur, ACI. C'était dur. » Le souci, désormais, c'est plutôt de refréner les appétits du petit dernier, Bryan. 7 ans et une envie furieuse de faire un chrono. Papa refait la course : « Depuis le départ, il me demandait : je peux y aller, papa ? On l'a retenu jusqu'au dernier virage ».

Ouest-France

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