Baby-sitting









Le colonel médecin en chef Patrice Émerit : « C'est un mandat difficile et épuisant pour les militaires de la Force multinationale. » Le 17 mars, les anciens employés kosovars serbes ont voulu reprendre leurs activités au sein du tribunal de Mitroviça. Par la force. Des coups de feu ont été échangés. Il y a eu trois morts, deux Serbes et un militaire ukrainien. Et plus de trente blessés parmi les militaires français de la Force multinationale, dont certains grièvement. Ils ont d'abord été transportés au Belvédère, pour les soins d'urgence, avant d'être héliportés vers Plana ou la France.
Au Belvédère, le quotidien du colonel Emerit est de soigner les bobos : « Je suis médecin généraliste. Le climat difficile provoque des maladies habituelles comme des angines ou des bronchites. J'interviens surtout après les accidents de sport. C'est le plus souvent bénin, comme, par exemple, des entorses ou de légères fractures. Rien de bien méchant. »
Le service médical participe également à l'assistance des démineurs au Kosovo : « Nous assurons, sur place, une présence physique avec un matériel de soins adapté, lors de chaque opération de dépollution ou de déminage. »
Depuis 1979 qu'il est militaire, le médecin en chef Emerit n'en est pas à sa première mission à l'étranger : « Chaque opération est différente. En Afrique, on soigne aussi la population civile. Ici, nous ne nous occupons que des militaires de la Force multinationale. »