
Assis : Patrick Regard, Claudine Gamblin-Beaulaton, Jean-Pierre Dailly, Nadine Liebe, Michel Pageard.Au premier rang, debout : Marie Loison, Patrick Guillet, Amélie Neau, Sylviane Pigale, Didier Gaugain, Annie Borderon, Pierre Franchet, François Gaignard, Michel Pottier.
2e rang : Karima Seddiki, Hansi Brémond, Bernard Saint-Jalmes, Jean-Luc Brémond, Marc Jeuton, Dominique Leloup, Jean-Michel Vidal, William Pottier. Dernier rang : Stéphanie Girard, Michel Lecointre, Dominique Pénard, Sylvain Pontoire, Nicole Gasse, Miléna Jamet, Françoise Terrasson.
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Édition du vendredi 22 février 2008
A gauche, une troisième liste anti-libérale
Jean-Pierre Dailly dirige la liste soutenue par le comité pour un parti ouvrier indépendant.
La dernière équipe à se lancer dans la bataille des élections municipales a été présentée hier soir, à la maison des associations. Nom de baptême : « Pour la défense et la reconquête des acquis sociaux et des services publics, pour la rupture avec l'Union européenne ». Soutenue par le comité pour un parti ouvrier indépendant, la liste a pour « patron » Jean-Pierre Dailly, 63 ans. Membre du Parti des travailleurs depuis la création du mouvement, en 1991, cet ancien psychologue de l'Éducation nationale se présente pour la première fois aux municipales. Et le reconnaît en plissant les yeux derrière ses lunettes : « Nous sommes des novices. » En partie. Même sans expérience de mandat, un quart des membres de la liste adhère au Parti des travailleurs. Mais pas question de présenter l'ensemble des co-listiers sous la bannière PT. « Ce n'est pas honnête de dire que c'est la liste du Parti des travailleurs », souligne Michel Pottier, l'un des co-listiers.
Un bataillon d'enseignants
La liste compte un imposant bataillon d'enseignants en exercice ou de retraités de l'Éducation nationale. Militants d'extrême-gauche ? Jean-Pierre Dailly tousse : « Je récuse le qualificatif de liste à gauche de la gauche, qui nous renverrait vers des extrêmes un peu idéalistes. » Michel Pageard, porte-parole de la liste, esquisse un sourire ironique : « Encore faudrait-il que la gauche soit vraiment à gauche. » Jean-Pierre Dailly insiste : « Quand on demande à revenir à la Sécurité sociale de 1945 pour protéger les travailleurs contre les aléas de la vie, pour leur offrir une vraie retraite, ce n'est pas être extrémiste. Quand on demande la renationalisation de Renault et la fin du détournement de l'argent public, ce n'est pas être extrémiste. »
Pourquoi ne pas avoir noué d'alliance avec les deux autres listes engagées dans le combat contre le grand capital, comme c'est le cas dans d'autres villes, avec l'espoir de pouvoir obtenir un siège à la mairie du Mans ? « Il n'y a pas eu de tractation, ni de rencontre. Non pas parce que nous ne le souhaitions pas, mais il se trouve que nous pris tardivement la décision de présenter la liste. » Nous ? « C'est le comité qui est à l'initiative des listes », reconnaît Jean-Pierre Dailly, qui assure avoir constitué un groupe à partir de « situations réelles, vécues par des chômeurs, des retraités, des actifs ». Avec un credo : « Défendre les classes laborieuses ».
Jérôme LOURDAIS.
Ouest-France