Accueil - Dossier Muc 72



Rechercher une information

Newsletter Actualité

Abonnez-vous gratuitement
Ouest-France

Actualité Sarthe

mercredi 14 mai 2008

Accusé d'avoir voulu tuer sa femme

Pascal Meunier, 46 ans, est jugé jusqu'à aujourd'hui par la cour d'assises de la Sarthe. Il est accusé de tentative d'assassinat sur sa femme qui venait de le quitter. En juin 2005, il a tiré au fusil à pompe sur la porte du logement de son ex-épouse à Sillé-le-Guillaume.  Pascal Meunier, 46 ans, est jugé jusqu'à aujourd'hui par la cour d'assises de la Sarthe. Il est accusé de tentative d'assassinat sur sa femme qui venait de le quitter. En juin 2005, il a tiré au fusil à pompe sur la porte du logement de son ex-épouse à Sillé-le-Guillaume.

Pascal Meunier, 46 ans, comparaît depuis hier devant la cour d'assises pour tentative d'assassinat. En 2005, à Sillé-le-Guillaume, il a tiré sur son épouse qui l'avait quittée.

Assis dans le box des accusés de la cour d'assises de la Sarthe, Pascal Meunier, 46 ans, fixe son aîné les larmes aux yeux. « Continue ta vie mon fils. J'espère que tu es heureux. Je te demande pardon pour ces mots insensés. » Trois ans après avoir débarqué comme une furie au domicile de son épouse qui l'avait quittée six mois plus tôt, Pascal Meunier a désormais troqué son fusil à pompe et sa haine contre des mots doux et des excuses. Fini ce temps où il voulait régler des comptes avec ce « tocard » soi-disant responsable de la séparation du couple qu'il formait avec sa femme depuis vingt ans. À ce fils honni, il avoue désormais : « Je t'adore. Quoi que tu en penses ! »

Depuis hier, Pascal Meunier est jugé pour tentative d'assassinat sur son ex-épouse et menace de mort sur le plus âgé de ses trois enfants.

Le 9 juin 2005, un peu avant minuit, ce père de famille est interpellé l'arme à la main devant le nouveau domicile de son « ex » installée avec leurs enfants à Sillé-le-Guillaume. Quelques minutes avant de faire feu sur la porte d'entrée du logement et de blesser légèrement son épouse, l'accusé a lui-même appelé les gendarmes pour les prévenir qu'il « a un fusil à pompes » et qu'il va tuer « [sa] femme et [ses] enfants. Faites quelque chose ! »

« Je serais ton prédateur »

Ce soir-là, c'est dans un bain de sang qu'aurait pu se nouer l'épilogue d'une rupture conjugale à laquelle Pascal Meunier n'a jamais voulu se plier. La séparation ? « Ça m'a fait comme un électrochoc », se souvient l'accusé dont la tristesse va nourrir une terrible obsession. « Je l'ai vu plusieurs fois. Il venait en voiture pour roder le soir autour de la maison. Son truc : c'était de bloquer la sonnette », raconte sa fille aujourd'hui âgée de 16 ans.

La pression monte au fil des semaines. Crescendo. Quelques jours avant le drame, le père croise le fils. « Il paraît que tu veux me buter », le défie Pascal Meunier. Une bagarre éclate en pleine rue. « Tu seras ma proie. Je serais ton prédateur », lance le père au fils. « J'étais au bout du rouleau. Complètement déprimé », se souvient-il.

Le 9 juin 2005, en fin d'après-midi, l'accusé quitte son emploi qui consiste à tracer la signalisation sur les routes. Il rentre chez lui, prend une douche et arme son fusil à pompes avec six cartouches. Il dînera chez un ami avant de se rendre chez sa femme. L'arme ? « Je voulais aller voir mon fils pour qu'il me tue. » Telle est la version de l'accusé qui ne trouvera finalement pas son aîné, absent du foyer ce soir-là. « Il nous demandait de lui tirer dessus », se souvient l'un des gendarmes présents pendant toute la scène.

Coups de fourches

Au premier jour de son procès qui doit s'achever ce soir, Pascal Meunier, silhouette massive, visage épais et crâne tondu, s'est plié sans mal à l'examen de sa vie qui constitue l'un des passages obligés des audiences d'assises. Né dans une fratrie de huit garçons, il raconte une enfance écorchée, des parents alcooliques et violents qui l'abandonnent en foyers. « L'enfer », résume l'accusé. Sa mère ? « Elle nous tapait dessus avec tout ce qu'elle trouvait. Deux fois de suite, elle nous a tirés dessus avec un fusil, se remémore l'un de ses frères. Lui prenait aussi des coups de fourche. »

Des casseroles ? Pascal Meunier en traîne d'autres. Comme ce jour terrible où son petit frère de 21 mois fait une chute mortelle dans le puits de la ferme familiale. Sa mère le rend responsable, lui qui a 4 ans, de la mort du petit Yannick. Un souvenir encore vif. Une culpabilité tenace. « C'est moi qui aurais dû partir à sa place. Je ne sais pas ce que je fais encore sur terre », se demande toujours Pascal Meunier. Lui qui a décidé de donner le prénom de ce petit frère décédé à son fils aîné avec qui il s'est tant affronté. Avec qui il était convaincu d'avoir tellement de compte à régler.

Igor BONNET.

Ouest-France

Les autres titres

  • Enregistrer en favori cet article
  • Envoyer cet article à un ami par e-mail
  • S'abonner au flux RSS d'actualité du Mans
  • Partager cet article sur Wikio
  • Partager cet article avec mes amis sur Facebook
  • Partager cet article sur Scoopeo
  • Partager cet article sur del.icio.us
  • Ajouter aux favoris Google
  • Imprimer cet article

Actualité Sarthe

Les infos des 5 derniers jours

samedi 30 août 2008

Le Mans : l'auteur présumé du viol arrêté hier

Un Manceau de 16 ans, habitant Les Sablons, est présenté ce matin devant le juge d'instruction. Il a reconnu avoir prémédité son geste. Ouest-France

Agression des caissières : un SDF arrêté

Un Manceau, résidant au foyer Athanor, a été interpellé, hier, suite aux braquages à main armée dans trois supermarchés manceaux. Il sortait juste de prison. Ouest-France
De jaune vêtus, douze cars comme celui-ci assureront la rentrée. Afin d'être mieux vus. Tel est l'objectif du conseil général de la Sarthe.,

Transports scolaires sarthois : à l'américaine !

Désormais, les cars de ramassage scolaire seront jaunes. Comme aux États-Unis ou au Canada. De façon à être mieux vus. Ouest-France

vendredi 29 août 2008

jeudi 28 août 2008

Samuel Chauveau, libraire spécialisé BD dans le vieux-Mans, est « fier » de faire venir Zep, le papa de Titeuf, le 14 septembre à l'abbaye de l'Épau au Mans. Ce sera la seule rencontre officielle du bédéiste avec son public pour la sortie du dernier album « Le sens de la vie. » ,

Cool ! Les Sarthois sont les chouchous de Titeuf

Le dernier album de Zep sort aujourd'hui. Une seule rencontre avec le public est organisée en France. À l'abbaye de l'Épau le 14 septembre. Ouest-France
La cave d'affinage est maintenue à température constante de 12°, pour une hygrométrie de 98 %.,

Nathalie crée sa fromagerie bio à Courcemont

A 40 ans, Nathalie Picard Cadeau, avec son mari et ses quatre enfants, vient d'ouvrir l'Atelier fromager. Un projet ambitieux. Rencontre. Ouest-France

Ils brisent la vitre, volent les jeux à gratter

Trois mineurs cassent la vitrine d'une maison de la presse au Mans, s'emparent des tickets. En garde à vue, ils reconnaissent aussi un autre vol. Ouest-France

mercredi 27 août 2008

Tensions à l'Institut thérapeutique de Champagné

22 salariés du centre des Aubrys, qui accueille des jeunes en difficulté, ont débrayé pendant 3 heures, hier. Ils déplorent des problèmes de communication avec la direction. Ouest-France

mardi 26 août 2008

Une série d'agressions sur des caissières

Trois employés de magasins ont été agressés depuis six jours au Mans et à Allonnes. Aucun des agresseurs n'a été interpellé. Ouest-France

Le nouveau bras droit du préfet : homme de terrain

Guillaume Douheret, successeur de Philippe Le Moing-Surzur, est un homme fraîchement sorti de l'ENA mais loin de l'image du bureaucrate. C'est le nouveau directeur de cabinet du préfet. Ouest-France

lundi 25 août 2008

Archives d'actualités Le Mans
maville.com Tous les flux RSS d'actualités