Baby-sitting









À 35 ans, Laurent Sciarra a encore été le grand artisan de la belle seconde partie de championnat de sa formation. : République du Centre.Deux autres victoires obtenues à Clermont et face à Gravelines lors de cette phase aller éclaircissaient à peine la situation. Avec 3 petites victoires pour 12 défaites, les partenaires de Laurent Sciarra pointaient au dernier rang à mi-parcours. « Il y a une raison simple à ces résultats, indique l'entraîneur bourguignon. Laurent Sciarra a manqué sept rencontres, et lorsqu'il est revenu, ce n'était pas le vrai meneur que l'on connaît, il n'était pas encore à 100 %. »
2e sur la phase retour. Dos au mur après 15 journées, Randoald Dessarzin et les Dijonnais sont parvenus à relever la tête. Dans pareille situation, il faut souvent un déclic pour que le vent tourne. Ce déclic a eu lieu dès le premier match de la phase retour, le 27 janvier, jour d'un large succès obtenu face à Villeurbanne (87-65), suivi d'une victoire à Vichy. Ces deux succès ont remis les Bourguignons dans le droit chemin, celui menant au maintien.
« Laurent Sciarra était revenu à son meilleur niveau et cela a tout changé, reprend Randoald Dessarzin. Ce joueur change la physionomie de l'équipe. On a retrouvé notre leader. On a également décidé d'écarter Lee Benson avant de garder un effectif enfin stable. Plus que la victoire obtenue face à Villeurbanne, je retiens celle à Vichy, une semaine plus tard. Il fallait confirmer notre succès face à l'ASVEL et on l'a fait de très belle manière contre une équipe de Vichy qui était dure à battre chez elle. On a réussi à les limiter à 60 points. »
En s'imposant à Orléans puis face au Havre la semaine dernière, les Dijonnais ont assuré leur maintien dans l'élite du basket français. Ils le doivent en grande partie à leur impressionnante phase retour. Les joueurs de Randoald Dessarzin présentent un bilan de 10 victoires pour 4 défaites, le 2e meilleur bilan sur cette période juste derrière... Le Mans (12 V, 2D).
Le déplacement au Mans. Pour la première et seule fois de la saison, Le Mans et Dijon vont disputer une rencontre presque pour du beurre. Sauvés, les Dijonnais viendront à Antarès sans complexe. « Même si on n'a plus rien à perdre ni à gagner, on a une grosse envie de bien finir. Le Mans est l'une des trois équipes que l'on n'a pas battue cette saison, c'est une question de prestige. On préférerait finir 9e que 13e. Il y aura aussi de l'émotion lors de ce match, le groupe devrait beaucoup changer à l'intersaison. » Après avoir accroché Nancy, Villeurbanne et Roanne à leur tableau de chasse lors de la phase retour, les Dijonnais se verraient bien vaincre le dernier membre du Top 4.