Baby-sitting









Phil Ricci (16 pts, 6 rebonds, 16 d'évaluation) s'est montré efficace dans la raquette mancelle face à un adversaire coriace défensivement. : Dominique BreugnotLes Manceaux pêchent aux lancers...
Corrélativement les interceptions se multipliaient (10 pour les Auvergnats). Des visiteurs qui ne trouvaient toujours pas la mire (25 % de réussite contre 58 % au Mans). Dès lors, l'avantage du collectif du MSB à la pause (12 passes décisives contre 4) ne souffrait aucune contestation sans pour cela offrir des garanties totales de succès final. « Nous nous sommes dits à la mi-temps qu'en jouant un peu mieux, on pouvait revenir », indiquait Prosper Karangwa.
Au retour des vestiaires, les Sarthois maintenaient leur leadership sans pour autant que la JAV (39-26 à la 25e) n'abdique. « Notre troisième quart-temps fut de bonne facture. » Le jeu était de plus en plus haché. Pour les esthètes, ce n'était pas la fête ! Toujours est-il qu'à ce petit jeu de démolition des intentions adverses, les locaux abordaient le dernier quart-temps avec un tout petit pécule (41-37) après une friction entre Batum et Wright passablement énervé. Le MSB payait ainsi en partie sa maladresse récurrente aux lancers (3 sur 11 à la 30ème) et son « manque de cohérence offensive. »
...mais finissent à fond
Il restait dix minutes aux Manceaux pour vaincre et convaincre. Le jeu se délitait alors avec des paniers tout faits gâchés. la pression, la maladresse, ce que vous voulez ! En tout cas, les deux formations étaient loin de leur meilleur visage. Une « technique » contre Clancy puis un tir primé permettaient aux joueurs de l'Allier de prendre l'avantage (43-44 à la 33e). Panique, semble-t-il à bord, à bord dans le vaisseau sarthois mais réaction épidermique immédiate avec un 16-2 rédhibitoire. « 3 paniers à 3 points successifs nous ont faits mal », regrettait Borg qui avait vu le MSB s'envoler vers son 21e succès de la saison avec une première place confortée mais pas de façon définitive. Encore que « pour que nous perdions la première maintenant, il faut que nous perdions nos deux dernières rencontres, que Nancy gagne deux fois et que Roanne et que Villeurbanne ne gagnent pas deux fois » indiquait Collet. Deux aspirines s'il vous plaît !
Alain MOIRE.