Basket-ball : Les Manceaux finissent le travail avec un certain brio
Bogavac s'en est donné à coeur joie à trois points (4 sur 5) et a été le meilleur réalisateur manceau hier soir face à Dijon. : Dominique Breugnot
Pro A. Le Mans - Dijon (93-84). Les Manceaux ont dominé sans difficulté des Dijonnais un peu tendres et terminé la saison régulière sur une bonne note.
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Même si les deux formations ont joué le jeu jusqu'au bout encore que Dijon ait un peu « démissionné » par fatigue en seconde période, on était loin de la tension qui avait régné par exemple, il y a quinze jours face à Vichy. La rude bataille physique avait fait place à un débat plus aéré, open, plus « gentlemen » des parquets, avec quelques gestes spectaculaires comme ce alley-hoop entre Antoine Diot et Nicolas Batum en fin de premier quart-temps.
Un zest de spectacle à l'issue de 10 premières minutes équilibrées (24-21) avec un duel à distance entre le capitaine de l'équipe du Sénégal Maleye N'Doye (12 points, 5 sur 6) et Batum (9 points, 4 sur 5) alors que Vincent Collet avait déjà procédé à une revue d'effectif complète en faisant rentrer ses 10 joueurs sur le terrain, histoire de préparer au mieux les playoffs.
La balade des leaders heureux
Puis les Sarthois passaient la surmultipliée avec leurs artilleurs longue portée. Des paniers à 3 points qui reléguaient bientôt les Bourguignons à 13 puis 15 longueurs (46-31 à la 18e). Les visiteurs passaient alors en zone pour arrêter l'hémorragie. La facture avait un peu diminué à la pause (48-40) sous l'impulsion de Laurent Sciarra (12 points à 80 %). De quoi préserver encore le suspense dans une rencontre, rappelons-le, sans enjeu !
La deuxième période ne changeait pas grand-chose à l'affaire dans un premier temps. Le Mans assurait le leadership (64-52 à la 28e) sans avoir l'impression que les Bourguignons aient suffisamment de « tripes » et de volonté défensive pour inverser la tendance. Limonad (16 points), Bogavac (18 points) et Bogdanovic (12 points)en profitaient pour se « lâcher ».
Les Sarthois affichaient une belle réussite au-delà des 6,25 m (10 sur 19, 13 sur 25 au final). Dijon perdait pied progressivement (84-59 à la 33e). La « fessée » n'était pas loin ! Fort heureusement pour eux, les hommes de Randoald Dessarzin réagissaient ou plutôt les Sarthois « finissaient sur 3 minutes chaotiques », estimait Collet, globalement satisfait de la sortie de ses troupes. « Nous avons évité une déculottée », constatait pour sa part le coach bourguignon dont la formation s'inclinait en définitive 93-84.
Suivre l'exemple de Pau-Orthez
Il reste maintenant aux Manceaux à confirmer une première place qui ne constitue en aucun cas une garantie.
En effet, il faut remonter à la saison 2002-2003 pour voir une formation devenir championne de France après avoir terminé en tête de la phase régulière. Il s'agissait de Pau-Orthez qui, cette année-là, avait réussi un triplé historique : Semaine des As, Coupe de France et titre.
Au Mans, on se contenterait tout simplement du dernier trophée, Vincent Collet le premier.
Alain MOIRE.
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• La location pour les playoffs débute aujourd'hui dans les lieux habituels et au siège du club pour les abonnés à partir de 10 h.
Ouest-France