Baby-sitting









« La preuve est faite que le chevet de la cathédrale peut servir d'écran. Skertzo, l'auteur des Nuits des Chimères, disait que c'était compliqué et cher de le faire. C'est possible, on le sait maintenant », se réjouit Jean-Claude Boulard, maire du Mans. : Philippe BlondelLa cathédrale s'est donc retrouvée illuminée, pour la première fois, à la mode « Nuit des Chimères ». Normal, « C'est une ancienne salariée de Skertzo, créateurs des Chimères, qui a conçu ce spectacle », explique Jean-Claude Boulard, maire du Mans. Entre deux dragons, lions et autres figures mythiques projetées sur le chevet, un grand écran diffusait des images de documentaire sur les violences fracassantes et les guerres contemporaines.
Dommage que sur le plan technique, l'oeil du spectateur ait pu être attiré par les lumières du Bistrot et sa vie nocturne, juste à droite du grand écran. Dommage également que le son du spectacle, trop fort et saturé, a poussé nombre d'enfants et d'adultes à se mettre les doigts sur les oreilles pour atténuer les fréquences aiguës. « C'est très très fort, j'essaie de me protéger comme je peux », plisse des yeux une maman. Détail regrettable, surtout au moment des magnifiques chants grégoriens offerts au public, en direct, par une chorale placée en haut des escaliers du Jet d'eau. Même fort, le message du somptueux spectacle est passé : « Le vrai mal, c'est la violence. La Terre est en danger. Avec nos pollutions, nous faisons la guerre aux bêtes... » Les spectateurs, fortement sensibilisés, sont repartis ravis : « La Nature reprend ses droits ». « Il faut se serrer les coudes tous ensemble pour protéger la planète. »
Thierry SOUFFLARD.