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"Je suis une princesse, bordel ! " avec Constance
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Mauricette Alassoeur (thérapeute familiale), le docteur Brigitte Lemattre (coordinatrice médicale), Anne-Marie Mace-Duchesne, (secrétaire médicale), Corinne Laillet et Yannick Leblanche (thérapeutes familiaux). Au départ, c'était pour venir en aide aux familles dont un enfant était hospitalisé en psychiatrie. Par la suite, l'unité qui dépend du centre hospitalier spécialisé, s'est mise à accueillir des jeunes et des couples en crise. Aujourd'hui, les trois thérapeutes familiaux accompagnent environ 200 familles par an. Dont un tiers de couples.
Ici on accompagne des familles en souffrance, pas des individus. « Car on part du principe que, celui pour qui la famille consulte, est le résultat d'un dysfonctionnement familial et que ce dernier peut concerner plusieurs générations. Ici, résume Yannick Leblanche, le patient, c'est la relation avec les autres ».
Exemple : des parents inquiets du comportement de leur enfant participeront à la séance avec lui. Il n'est pas rare que des grands-parents, mais aussi des frères ou des oncles y soient conviés aussi. « Les gens ont les compétences et les ressources en eux pour résoudre leur problème. Notre rôle, c'est de leur en faire prendre conscience et de les faire surgir ».
« On pleure beaucoup »
Les séances, gratuites, durent une heure environ et se tiennent environ toutes les 3 semaines. Parfois, une demi-douzaine suffit. D'autre fois, la thérapie s'étale sur deux ans. On y pleure beaucoup. Les boîtes de kleenex que l'on trouve dans chacune des deux salles de thérapie ne sont pas là par hasard... « Cela remue. Lors de l'énoncé de ces histoires de famille, beaucoup de choses ressurgissent. Des non-dits, des secrets » raconte Mauricette Alassoeur.
Parmi les principales causes de consultation : de plus en plus « de phobies scolaires et de problèmes relationnels au sein de grandes familles recomposées ». Pas rares non plus de voir arriver des enfants hyperactifs de 3-4 ans que les parents n'arrivent plus à contrôler, des adolescentes anorexiques et ceux qui font des tentatives de suicide. « Les demandes explosent. Que les patients nous soient adressés par des professionnels ou qu'ils viennent nous voir directement ».
Laurence PICOLO.
(1) L'Agence régionale d'hospitalisation n'a pas encore confirmé le financement.
Ì Contact : Institut départemental de thérapie familiale, 50 rue Victor-Hugo, tél. 02 43 42 25 41.
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