Baby-sitting









Bastien, en master 2 de l'économie social est en stage jusqu'à fin juillet. Depuis sa chambre, Youri, étudiant en droit, compte les voitures garées sur le parking. Résultat : vingt. « Dans l'année, c'est tout le temps blindé ! » Dans l'année, Vaurouzé et Bartholdi, les deux cités universitaires de la fac, font le plein. Cet été, seul le bâtiment Bartholdi, qui compte 205 chambres, type T1 et T1bis, est ouvert. Et quasi rempli : à peine dix chambres de libres. Les étudiants logés à Vaurouzé ont dû migrer. Il y a ceux que ça arrange, comme Clémentine, en Staps (sport), parce que « ce n'est pas beaucoup plus cher et on a beaucoup plus d'espace », et ceux à qui ça convient moins : Stiwender cherche du travail, et pour l'instant il ne trouve pas. « Je n'ai pas les moyens de rentrer chez moi ». Chez lui, c'est au Gabon. Alors pas d'autre choix que de rester dans sa petite chambre universitaire.
Pour Youri, l'été, la cité est plus que jamais « multilingue ». Les deux voisines du 2e étage, Camille et Isabelle le confirment : « En bas, il y a les Chinois, en haut et au rez-de-chaussée, les Africains ! ».
Ceux qui sont en stage
Camille et Isabelle, étudiantes en école de commerce, sont en stage. Les deux copines assurent qu'elles n'ont pas le temps de s'ennuyer : « Le Mans, ça bouge l'été ! » Et puis ici, « le week-end, tout le monde se casse ». Bastien, étudiant en master 2 économie sociale, est lui aussi en stage. Il reste jusqu'à fin juillet, fin de son stage. Ce rescapé ne le sera qu'à moitié !
Ceux qui restent pour le job d'été
Youri bosse au Mac Do. Il va jusqu'au bout de son bail d'un an, commencé en septembre et qui se termine fin août. Dans son 31 m2, il est en « coloc » avec un ami chinois, qui travaille dans un restaurant à Allonnes. Clémentine, croisée au hasard d'un couloir, a trouvé un petit job d'été : caissière à Super U. Et quand on lui demande comment c'est la cité U en juillet, la réponse fuse : « C'est toujours plus vivant qu'à Nogent-le-Rotrou ! »
Loin des parents...
Enfin, il y a ceux qui restent juste pour être tranquilles, « loin des parents ». C'est le cas de Kilian, 19 ans, qui vit avec sa copine. En deuxième année de licence informatique, le jeune homme semble apprécier cette sérénité estivale : « On n'a plus de mecs bourrés qui appuient sur la sonnette de la chambre à 2 h du matin. Les seuls bruits viennent de la crèche en face, du chantier et du parking ! »
Nora FADLAOUI.