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Michel Dauton, président départemental de la FDSEA, à la sortie de l'entretien accordé par la direction du groupe Bigard aux représentants syndicaux de la filière bovine. Michel Dauton, président départemental de la FDSEA, est satisfait d'avoir pu faire passer son message. Mais il se dit toujours inquiet. « Jean-Paul Bigard a soufflé le chaud et le froid », estime-t-il. Le groupe Bigard « pèse très lourd sur le marché de la viande bovine en France et à l'export, il était donc intéressant d'avoir son point de vue. Le message positif, c'est qu'il nous a dit qu'il investit aujourd'hui dans les outils d'abattage, qu'il rénove, qu'il construit. Il nous a dit aussi qu'il ne travaillait que la viande française. »
Michel Dauton relativise. « Là où ça devient plus inquiétant, c'est que visiblement il se situe dans une économie très libérale. Il dit qu'il n'a pas de moyen de peser sur les prix. » Les éleveurs, qui réclamaient la revalorisation du prix de l'animal payé au producteur, n'ont obtenu aucune promesse. Le président du groupe leur a rappelé que « le marché est fait de paramètres dont il n'a pas la maîtrise. Il dit ne pas pouvoir s'engager sur l'évolution des prix et c'est préoccupant pour nous et pour les jeunes agriculteurs qui nous accompagnaient. »
La rencontre a aussi été « l'occasion d'aborder le projet de loi de modernisation de l'économie et les relations avec la grande distribution et la transformation », chose « qui nous préoccupe », commente Michel Dauton.
Quelle suite sera donnée au mouvement ? Il s'agissait « d'un premier échange, qui ne peut conduire à un consensus », précise le président départemental de la FDSEA qui souhaite organiser « d'autres rencontres ». Il compte aussi sur la mobilisation et le travail du syndicat à ce sujet dans les semaines à venir pour obtenir des avancées.
Alan LE BLOA.