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Le lieutenant-colonel Rivière, après une première rencontre la semaine passée, a revu les pompiers hier soir. Avec, sous le bras, une série de propositions. « Une directive nationale oblige tous les pompiers à suivre cette formation annuelle de 40 heures. Lorsqu'un pompier a des difficultés pour répondre à ces obligations, il est prévu un rappel : les fameux courriers envoyés aux six pompiers, avec une proposition d'entretien pour faire le point. Le lieutenant Leloup n'a fait qu'appliquer la consigne », explique le lieutenant-colonel Rivière, qui, après une première rencontre la semaine passée, a revu les pompiers hier soir. Avec, sous le bras, une série de propositions.
Côté formation, l'actuel patron des pompiers sarthois, qui admet un certain « retard », prévoit des « ajustements » et la mise en place d'un « calendrier ». Côté organisation, c'est aussi l'occasion d'une mise au point, avec création de fiches de poste pour les gradés et affichage des disponibilités de tous les pompiers. Ce qui n'était pas fait avant ? « Ça l'était, mais pas sur toutes les périodes. Désormais, nous aurons un planning permanent pour savoir si le centre peut intervenir ou pas. » Autre éclaircissement destiné à calmer les esprits : l'intégration de deux jeunes volontaires civils, qui préparent le concours de sapeur-pompier, ne se fera pas au détriment de l'équipe et de l'aménagement des locaux.
Mais la principale nouveauté, c'est qu'à compter du 1er août, le lieutenant Leloup lâche sa casquette de chef de poste pour conserver uniquement celle de commandant de la compagnie. Une mise à l'écart ? « Non. On n'a aucune faute à lui reprocher. Il a 25 ans de carrière, c'est quelqu'un de posé. Simplement, on lui demande de prendre du recul pour permettre au centre de retrouver une certaine sérénité. » Son remplaçant ? Une équipe tricéphale : l'adjudant-chef Lenoir, qui arrive du Mans, épaulé de deux adjoints volontaires, le lieutenant Peltier et le lieutenant Henry. Qui livreront un bilan mensuel à la hiérarchie. A l'issue de la réunion d'hier soir, toutes ces propositions ont été acceptées. « Ça répond à ce qu'on avait demandé jeudi dernier », se félicite un pompier contestataire, pour qui « le conflit est terminé ».
Jérôme LOURDAIS.
Le centre de secours de Château-du-Loir compte 23 sapeurs-pompiers volontaires, qui assurent plus de 500 interventions par an sur 14 communes du sud-est du département.