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Dans les coulisses d'Oreca

Édition du lundi 16 juin 2008

Chez Oreca, les camions reprennent la route demain

Dans l'écurie française, on attend le lundi pour ranger les outils.

Les camions quitteront le circuit mardi.



S'il faut retenir une dernière image, dans les coulisses du stand d'Oreca, c'est une scène attrapée sur le coup de 8 h 30, dimanche matin. Des mécanos que la fatigue et l'adversité devraient accabler trouvent la force de plaisanter, entre deux moments de somnolence.

Ils n'ont plus de voiture. Ils devront attendre la fin de la course pour récupérer la Courage Oreca n°6, et l'emmener dans les ateliers Courage du technoparc manceau. Au moment de l'accident, vers minuit, il n'y avait pas de grue pour la sortir. Et il ne fallait pas prolonger la neutralisation. La voiture multicolore est restée sur place, sous une bâche. Marcel Fässler, qui était au volant, est toujours à l'hôpital, bien sonné. Plus tard, il passera un scanner.

Olivier Panis est arrivé tôt dans le stand vers 7 h 30. D'autres pilotes auraient déjà bouclé leur sac, et pris la route. « Je veux continuer à vivre ce moment avec l'équipe, j'aurai tout le temps de me reposer ce soir », confie l'ancien pilote de F1, surtout préoccupé par la santé de son équipier suisse. Il se lève pour saluer d'une accolade Loïc Duval, rentrant d'un relais.

« La nuit a été dure », reconnaît Lolo, l'un des mécanos de la 6, qui récupère dans un transat. Les mécanos de la 6, même privés de voiture, n'ont pas tiré le rideau. Toute la nuit ils ont aidé leurs copains de la 5 toujours en piste. En attendant, Sylvain le chef de voiture poursuit, imperturbable, la lecture d'un magazine auto.

Quatre semi-remorques

D'autres succombent au sommeil. Tant pis pour eux. Car, dans un coin, Nicolas veille au grain. La blague du matin, c'est le pointage des dormeurs. Dès que le sommeil relâche les traits d'un visage, il se glisse, le stylo-feutre à la main et marque le dormeur. Éclats de rire. Encore un de piégé. « C'est là qu'on voit à quel point cette équipe est soudée », fait remarquer le chiropraticien.

Et soucieuse de la qualité. Derrière, du côté des carrosseries, le team manager Dominique Noël joue du rouleau joue de l'adhésif sur un capot qui vient d'être réparé « On pourrait s'en passer, mais c'est mieux pour l'image, pour les partenaires... »

15 h. C'est fini. On s'embrasse. Oreca a amené une voiture à l'arrivée. C'était l'objectif. Au stand, les éléments extérieurs ont été démontés avant l'envahissement de la piste par le public. Le reste attendra lundi. C'est une règle chez Oreca, y compris dans les courses du championnat d'endurance Le Mans Series. On ne se précipite pas pour plier les gaules et reprendre la route. Aujourd'hui, tout le monde sera encore sur le circuit. Ce lundi, on range. Avec méthode. « Ce ne sont pas des patates que l'on expédie. »

Demain, les quatre semi-remorques prendront la route pour la base de Signes, près du circuit du Castellet.



Marc LE DUC.

Ouest-France

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