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Les parents d'élèves de l'école maternelle Lucie-Aubrac, menacée de perdre un instituteur à la rentrée, ont barré pendant cinq minutes l'avenue de Madrid, dans le quartier de Bellevue. À l'école primaire Gazonfier, une cinquantaine de parents s'est rassemblée, vendredi matin, dans la cour pour protester contre la fermeture annoncée d'une classe. « L'école ne compte que 172 élèves pour un seuil de fermeture fixée à 175. Pourtant, avec les douze élèves de la classe d'intégration scolaire (troubles du langage), nous dépassons ce seuil de fermeture, explique Adèle Molinier. Certes ces 12 élèves ont une classe et une maîtresse à part mais, pour leur intégration scolaire réelle, ils participent aux autres classes. Si l'inspection académique nous supprime une classe, elle devra nous trouver un autre moyen d'intégrer ces élèves. » Même son de cloche chez Cyril Poirier, le président de l'association des parents d'élèves FCPE : « L'inspection académique se base sur le quantitatif. Nous, on se base sur le qualitatif. »
À l'école primaire Blériot 1, une quarantaine de parents s'est également rassemblée. Si l'école est largement en dessous du seuil de fermeture, elle a la particularité de scolariser 47 enfants de la communauté des gens du voyage qui ont besoin d'un encadrement spécifique. « Mes enfants comptent pour des prunes, alors qu'on fait des efforts pour qu'ils ne restent pas illettrés comme moi », disait, hier, une maman, avec amertume.
À l'école maternelle des Maillets, une vingtaine de parents étaient présents. L'école risque de perdre une classe parce qu'il pourrait manquer seulement... un élève. Pour Élisabeth Frantz, une parente d'élève, « c'est une profonde remise en cause du projet pédagogique de l'école. » La maternelle pourrait se retrouver avec trois classes et plus de 85 élèves.
Des rassemblements similaires ont également eu lieu, le matin, à l'école maternelle Pablo-Picasso, où les parents ont empêché symboliquement la classe pendant une demi-heure. L'après-midi, les parents d'élèves de l'école maternelle Lucie-Aubrac ont, eux, barré pendant cinq minutes l'avenue de Madrid, dans le quartier de Bellevue.
Classée « Zep », l'école pourrait devoir rendre un instituteur, là encore à quelques élèves près.
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