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Édition du mercredi 11 juin 2008

Comment suivre les 24 Heures sans se ruiner

Les 24 Heures, ça reste un sacré poids dans le budget. Combines pour que ça coûte moins cher.

Aujourd'hui, En solo, en couple, en famille, entre amis, les amoureux des 24 Heures déboursent 50 €, 200 €, 500 €, 1 000 € ou plus... pour assouvir leur soif de spectacle automobile. Le budget varie, selon que l'on achète seulement les billets, qu'on se nourrisse sur place, qu'on se loge au camping, à l'hôtel, ou encore qu'on se laisse tenter par les nombreux produits dérivés.



Des combines autour des billets, il y en a.

On pense d'abord aux tarifs réduits pour les jeunes (16-18 ans), les étudiants et les demandeurs d'emploi (34 €), ainsi qu'aux tarifs comité d'entreprise. Plus rare, on peut aussi récupérer des billets offerts aux riverains du circuit pas fans des 24 Heures... Pour le reste, il faut être ingénieux. Beaucoup divisent les frais en utilisant un seul billet pour plusieurs personnes. Pour cela, il suffit en sortant de l'enceinte de prêter son pass à quelqu'un d'autre, etc. Même si cette année, l'ACO a mis en place un système de scannage des billets, ce tuyau fonctionne toujours. Pour Daniel Cabaret, le président départemental de l'ACO, « 60 % de la clientèle qui vient aux 24 Heures est de la région. Donc ceux qui ne veulent pas assister à toute la compétition se donnent le billet, souvent en famille. » Une astuce bien acceptée, de façon aussi à ne pas nuire à l'ambiance conviviale de la manifestation. En moyenne, on estime que trois personnes passent avec une même entrée.



Family village : des bâches cacheront la vue.

L'an dernier, des petits malins avaient profité de l'aubaine. En grimpant sur les plots en bois d'un terre-plein ou les jeux pour enfants installés dans le centre commercial Family Village, à deux pas de la ligne droite des Hunaudières, on pouvait profiter gratos d'une vue imprenable sur la chicane Play Station. Il y avait bien des bâches vert turquoise et une équipe de costauds chargés de la sécurité. Mais tout aussi curieux de voir le départ de la course, les malabars n'ont pas voulu jouer des bras pour déloger la poignée de profiteurs. Cette année, terminé. Pas la peine de se pointer avec un escabeau ou des échasses. En plus des bâches, d'environ deux mètres de haut, l'équipe sécurité est renforcée. « Si les gens viennent, on leur demandera de plier bagages. Les gens ne verront rien », assure Patrice Gervais, du PC sécurité, qui prévoit des agents fixes « sur des points stratégiques » et des équipes qui vont tourner sur le site.

Adhérer à l'ACO, le bon plan des 24 Heures ?

L'Automobile club de l'Ouest (ACO) profite des 24 Heures pour se faire mieux connaître et attirer dans ses filets de nouveaux sociétaires grâce à des avantages plutôt alléchants. Des exemples ? Présents aux quinconces des Jacobins lors du pesage, les membres ACO « peuvent visiter la zone interdite », assure Daniel Cabaret. Durant les essais et la course, une tribune leur est réservée, juste en face des stands de ravitaillement. Et le prix des billets est plutôt attractif : 47 € au lieu de 62 € le pass pour la semaine, soit 15 € d'économie.

Sauf que l'adhésion annuelle à l'ACO coûte entre 53 € et 186 €, en fonction des options. Remboursement d'un stage de récupération de points de permis ou réductions sur le contrôle technique...



Un petit creux ? Prévoir la glacière... Le week-end des 24 Heures, c'est souvent la sortie des glacières. Lorsque l'on voit le prix des en-cas au sein de l'enceinte du circuit, il vaut mieux en effet, pour limiter les frais, avoir prévu des vivres. Selon les habitués, le petit café vaut environ 2 €. Le grand sandwich tourne autour de 7-8 €, avec frites, en théorie (3 € ou 4 € la barquette environ). Pas mieux pour le sucré, avec le cornet de chichis à environ 5 €.

Au final, pour limiter l'ardoise, mieux vaut faire ses courses auparavant au supermarché et emporter sandwichs et boissons dans un sac isotherme. Il ne restera plus que le café chaud à acheter, pour tenir éveillé toute la nuit.

Ouest-France

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