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La n°13 en a cumulé un paquet. Car depuis le crash dévastateur de Guillaume Moreau lors de la Journée Test, la poisse s'est acharnée. Reconstruite dans l'extrême urgence, la voiture du trio Gounon-Moreau-Johansson aura vécu une mort lente mais programmée depuis la fuite moteur découverte vers 19 h. Peu avant 5h, rideau. La pompe défectueuse est remplacée également sur la n°12. Au cas où... « Surtout que notre voyant température a flirté avec les 110°C et l'alarme. » Mais d'autres faits de course l'ont aspirée lentement mais sûrement vers le fond de grille. Quelques bacs à graviers, une suspension avant à refaire, une crevaison spectaculaire et un set-up très perfectible.
Pneus usés plus performants
Malgré ces longues parties de manivelles au stand, la Courage n°12 met un point d'honneur à voir les damiers. La position ? 26e sur 29 rescapés. À plus de 50 tours du podium. Pas de quoi sauter au plafond. « C'est toujours bien de finir ici mais bon... On avait des ambitions de Top Five. » La déception de l'Alençonnais Jonathan Cochet était également d'actualité dans la bouche du constructeur manceau. « Une année difficile pour beaucoup, généralise Yves Courage. En LMP2, ce fut même assez dévastateur. 2007 sera l'année des grandes désillusions, l'année où les voitures nouvelles ont trinqué le plus. C'est d'autant plus frustrant qu'on avait encore cette année le matériel, les pilotes et les hommes pour faire beaucoup mieux. Et malgré la déception propre aux résultats, je tenais à remercier chaleureusement toute l'équipe pour le boulot accompli. »
Assis devant de son stand pour vivre l'arrivée pluvieuse de la 75e édition, Jonathan Cochet cherchait bien vite à positiver l'aventure 2007. « Je suis très heureux pour mon coéquipier Alexander Frei (deux abandons en trois participations jusque-là). Bravo aussi à Bruno (Besson). On formait une nouvelle équipe et on n'a pas fait non plus des tonnes de fautes. »
L'Alençonnais avouant même avoir pris du plaisir au volant malgré un classement sérieusement revu à la baisse. « Vers 9 h, quand j'ai récupéré l'auto, je me suis vraiment amusé. J'étais même partant pour un quatrième relais. » Les chronos s'en ressentent. « On tournait alors en 3'34. » En pneus usés. Si si. « Au vu du classement, on n'a pas voulu rechausser systématiquement des pneus neufs coûtant évidemment plus chers. Et là, la voiture s'est globalement mieux comportée. »
Ses 25 bougies soufflées, Yves Courage a déjà l'esprit tourné vers 2008. « En réalité, j'y pensais déjà avant même l'édition 2007. Nous sommes en pleine phase de restructuration. Je reste confiant en l'avenir. »
À commencer par le Nürburgring dans quinze jours. Sans oublier « un voyage d'affaires » à New Delhi courant juillet. Yves Courage a encore quelques beaux atouts dans sa poche...
Philippe PANIGHINI.