Édition du lundi 12 novembre 2007
Covoiturage et tramway : le bon plan
Jean-Claude et son amie ont rendez-vous chez Michel et Sophie, leurs amis qui habitentdansle centre-ville. Les deux couples vont dîner puis flâner en ville…
19 h 01. Michel et Sophie sont à la bourre pour rentrer chez eux. Et il leur reste à faire quelques achats de dernière minute pour réussir la soirée. C’est pas gagné : Michel est coincé dans les bouchons. Portable allumé, sur la route de Saint-Saturnin, il vient aux nouvelles. Sa compagne n’est pas mieux lotie : sur le rond-point d’Allonnes, ça ne roule pas. Le premier qui arrive achète le vin…
19 h 02. Jean-Claude vient de débaucher. Le jeune homme travaille dans la zone industrielle nord. Le rendez-vous est à 19 h 30. Pas de panique : il prend le tramway de 19 h 06. Arrivée prévue à 19 h 15. Neuf minutes de trajet, le temps de commencer à décompresser après une dure journée de labeur. Au même instant, Viviane, sa compagne, sort du boulot avec deux collègues. Tous travaillent près du parc des expositions, et c’est elle qui conduit : direction le parking relais d’Antarès. Coût du stationnement : 3,60 € avec en prime trois allers-retours en tramway.
19 h 15. Jean-Claude est arrivé. Viviane a attrapé le tramway il y a dix minutes. Arrivée prévue vers 19 h 18. Pris d’une impulsion, Jean-Claude court acheter un bouquet de fleurs. Viviane va être contente : ce soir, elle aura un petit cadeau.
19 h 27. Michel et Sophie, toujours vissés à leurs portables respectifs, mettent les choses au point. Oui, c’était une mauvaise idée d’inviter leurs amis si tôt. Oui, la circulation est impossible. « Qu’est-ce qu’ils ont tous à prendre leur bagnole ? » « On peut plus rouler en paix ! » Le couple s’engueule, les noms d’oiseaux pleuvent.
19 h 32. Jean-Claude a retrouvé Viviane. Charmée par le petit bouquet. Au pied de l’appartement de leurs amis, l’interphone reste muet. Pas de problème : le couple a subitement envie de faire une promenade. Main dans la main.
Pendant ce temps-là, Michel et Sophie, toujours coincés dans les embouteillages, sont en train de craquer.
Ouest-France