Dossier

Les municipales dans votre ville

Édition du mardi 19 février 2008

Culture : y'a de quoi faire au Mans... le saviez-vous ?

La programmation culturelle est riche. Parfois mal perçue. Photographie de cette offre à l'heure des élections. Points forts. Points faibles.

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Comment est perçu Le Mans ? Que proposent les candidats pour améliorer son image ? Nous poursuivons aujourd'hui notre série sur les enjeux de la campagne des municipales. Communication mais aussi culture, cadre de vie, transport, logement, sécurité, quartiers : tous ces thèmes seront abordés avec, pour chacun, les propositions des cinq prétendants au poste de maire du Mans.

« C'est nul, il n'y a rien au Mans sur le plan culturel. » La phrase est facile. Pourtant, on la trouve encore sur les lèvres de quelques Manceaux. Surprenant. Combien de villes de 150 000 habitants possèdent un festival international de jazz ? Combien de villes françaises de cette taille ont un forum avec le journal Le Monde ? Un Carrefour de la pensée avec Le Monde diplomatique ? Sans compter le festival de l'Épau, référence chez les musiciens classiques.

Côté rock, le festival Be-bop a fait beaucoup de bruit sur la scène des blousons noirs. La musique actuelle s'implante petit à petit. Le théâtre du Radeau, avec son capitaine François Tanguy, est connu jusqu'au Chili. Jusqu'au Brésil. Le théâtre Utopium résonne également au-delà des frontières...

Alors comment expliquer que des Manceaux se plaignent de l'offre de sorties culturelles au Mans ? Est-ce un problème de diffusion, de perception ? « Sérieusement, je n'entends plus personne dire qu'il n'y a rien à faire au Mans, corrige Jacqueline Pedoya, adjointe au maire, responsable de la culture. Quand les gens viennent de l'extérieur, je n'ai plus honte de la ville. Je suis arrivée il y a trente ans, et là on pouvait dire qu'il n'y avait pas beaucoup de choix. » Et le maire d'insister : « Avant, on ne parlait que d'Angers et de Tours. Maintenant, Le Mans est devenue une référence. »

Les points noirs

Le théâtre moins élitiste, genre boulevard, n'a plus sa place dans cette ville, de nature pourtant ouvrière. Le cinéma est aussi le parent pauvre de la culture mancelle, avec un festival de film trop modeste. Où l'Afrique prend dignement le créneau, mais où aucun cycle n'est programmé dans les deux malheureux cinémas du centre-ville.

Côté vie nocturne, à part deux ou trois adresses reconnues, Le Mans manque cruellement de choix en terme d'ambiances. « Et puis les nuits mancelles se terminent tôt », regrettent une paire d'oiseaux de nuit, désoeuvrée et nostalgique de leurs soirées rennaises. Ou même nantaises. Surtout quand une seule alternative s'impose à eux dès qu'il s'agit de choisir une table, en ville, après un spectacle ou un concert. Deux brasseries qui se battent en duel. Et rien de plus. Tout ça n'aide pas Le Mans à se doter d'une image positive sur le plan culturel.



Thierry SOUFFLARD.

Ouest-France

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