+ Vous souhaitez réagir à cette info ?Comment est perçu Le Mans ? Que proposent les candidats pour améliorer son image ? Nous poursuivons notre série sur les enjeux de la campagne des municipales. Communication mais aussi culture, cadre de vie, transport, logement, sécurité, quartiers : tous ces thèmes seront abordés avec, pour chacun, les propositions des cinq prétendants au poste de maire du Mans.Savez-vous combien il y a de quartiers au Mans ? Selon la très sérieuse Insee, on en dénombre 71 ! 71 unités de grosso-modo 2 000 habitants chacune. Demandes récurrentes de ces habitants :
« Donnez-nous des lieux pour nous réunir, pratiquer des activités au plus près de chez nous. » La réponse de la ville ce sont des foyers, des salles dans des écoles ou de grandes structures. Et des maisons de quartier.
« On en a inauguré 7 en 7 ans (1)
», se réjouit Christophe Counil, l'élu chargé du dossier. Une nouvelle est en construction à l'Épine. Une en projet au Maroc.
A part à Pierre-Guédou et aux Bruyères, il n'y a pas de personnel sur place. Ce qui n'empêche pas les services municipaux, comme le service enfance, de les utiliser ponctuellement. Ces salles sont ouvertes en priorité aux associations. Qui ne s'en privent pas pour offrir à leurs adhérents chant, scrabble, jeux de cartes, loto, conférences... Quand elles ont le parquet adéquat, on y danse ! Championne toute catégorie des activités pratiquées : la gym volontaire. Les locations de salles tournent à plein régime, avec
« des taux d'occupation de 80 à 95 % ». Les particuliers peuvent aussi les réserver pour leurs fêtes de famille le week-end.
Tout le monde peut participerCréés par une loi de 2002, les conseils de quartier ont trouvé leur déclinaison au Mans un an plus tard. La ville a été découpée en 6 secteurs de 25 000 habitants chacun. Un niveau
« pertinent pour bien connaître son quartier tout en évitant de tomber dans la requête individuelle », résume Jean-Louis Prigent, l'élu responsable.
« Le Mans est la seule ville de France où les présidents de conseil ne sont pas des élus municipaux, mais des habitants », se félicite le maire. Autre principe :
« ces conseils sont ouverts à tous ». Un millier de personnes environ se sont investies dans les commissions de ces conseils.
« Aucun grand projet ne se fait sans solliciter leur avis : tramway, pôle santé sud... », assure Jean-Louis Prigent.
« Mais ce n'est jamais devenu une tribune politique ». Parmi les présidents de conseils de quartier, on trouve quand même une conseillère régionale communiste, deux candidats (suppléants) socialistes aux cantonales...
41 visites de quartier en 7 ans
Initiées par Robert Jarry, les visites de quartier sont devenues une institution avec Jean-Claude Boulard : une par mois, entre mars et novembre. Tout le monde est invité. Mais l'horaire, 17 h en semaine, privilégie plutôt les retraités. Certaines ont lieu le samedi matin, avec un succès moindre. Le maire est accompagné d'élus et de techniciens qui relèvent consciencieusement les doléances. Généralement, le directeur de l'office HLM passe un sale quart-d'heure. Les locataires ont toujours plein de récriminations. Quel que soit le quartier, les préoccupations se rejoignent :
« les bagnoles qui vont trop vite ou sont mal garées. Et les jeunes qui font du bruit et qui traînent. Face à cela, on n'a pas beaucoup de leviers ». Pour ce qui est des problèmes d'
« arbre trop près des fenêtres », de poubelles mal placées, «
80 % des 3 000 questions qui nous ont été soumises ont été réglées », assure le maire.
Laurence PICOLO.
(1) Charles-Trenet, Edith-Piaf, l'Oiselière, les Ardrières, Barbara, la Casquette et les Saulnières.