La course !
Vendredi : la parade des pilotes
Mercredi : les essais qualificatifs
Lundi et mardi : le traditionnel pesage en ville
Les 55 bolides de l'édition 2008 !
L'édition 2007SEBRING (de notre envoyé spécial). En venant en Floride, il n'était pas question pour Peugeot de partir à la conquête de l'Amérique. Dans l'optique de Peugeot en 2008, seul les 24 Heures du Mans trouve une importance capitale, les 12 Heures de Sebring ne constituaient qu'une étape dans « l'apprentissage. Nous n'étions pas venus pour la victoire, précisait Michel Barge, le directeur sportif de Peugeot Sport, pour gagner, on serait venu avec une 2e voiture. L'idée était de valider des options techniques, de nous mesurer par rapport à la concurrence. On a constaté, sans que cela nous étonne, que nous avions encore du travail à faire sur la fiabilité. On a été confronté à quelques problèmes techniques, cela fait partie du jeu, nous étions venus pour ça, pour les découvrir, et nous en avons découvert. Nous avons commis une erreur de diagnostic (sur la pompe hydraulique) qui nous a fait perdre du temps d'une façon générale, l'équipe a fait du bon travail c'est une très bonne mise en jambes pour le team. La saison est vraiment lancée. »
Cette sortie floridienne a aussi permis à Peugeot d'aller titiller l'adversité allemande. Le train d'enfer imposé par la 908 HDI en début de course a porté de sérieuses estocades aux R10. « Audi a connu comme nous quelques problèmes techniques. Nul n'est à l'abri » soulignait Barge. « Je pense que l'on a mis un peu de pression sur Audi, avouait Nicolas Minassian, pas mécontent sur ce coup-là. »
Pour les pilotes, cette sortie grandeur nature a eu quelque chose de frustrant car il s'agissait avant tout d'une « séance d'essais grandeur nature » comme le reconnaissait Stéphane Sarrazin. « Avoir des problèmes, je le prends positivement. On sait qu'on a une voiture qui a le potentiel pour gagner, il ne reste qu'à la fiabiliser » ajoutait Minassian.
En attendant Le Mans, Peugeot se livre à un jeu de poker menteur avec la concurrence. Un jeu étrange où il faut écouter d'une oreille et plutôt se boucher l'autre pour ne pas être trop inondé de « positive attitude ». Il reste trois manches du championnat LMS en Europe et d'essais privés diverses pour Peugeot. Autant de supports qui serviront à rendre la 908 HDI fiable car la vitesse, la Lionne la possède dans la panoplie. Il va falloir qu'elle apprenne à tenir la distance.
Stéphane BOIS.