Baby-sitting









Marko Basa a bien envie de rejoindre le Celtic Glasgow, un club engagé en Ligue des Champions la saison prochaine. Un challenge sportif intéressant, des conditions fiscales qui le sont tout autant. : Blandine LempérièreMais est-ce un argument qui tient la route ? Cette réponse aurait été recevable, elle l'est toujours aujourd'hui à une moindre échelle que dans le passé. Les fiscalités en matière de ballon rond ont eu tendance à se resserrer au fil des ans. En premier lieu, la loi Lamour de 2004 est venue au secours des clubs français en instaurant un « droit à l'image » dit collectif, permettant aux présidents de clubs d'économiser des charges sociales sur 30 % des salaires. A cela s'ajoute la baisse de l'impôt sur le revenu, de 48,04 à 40 %, pour les salariés gagnant plus de 100 000 euros par an. Catégorie où l'on retrouve bien évidemment une partie significative des footballeurs professionnels de Ligue 1. Et pendant ce temps, même si bien des présidents de clubs avaient parlé de raison garder, l'inflation des droits télévisuels, à l'instigation du groupe Canal Plus, a engendré par la manne récupérée un levier supplémentaire pour augmenter les salaires des joueurs. La « fracture » s'est donc résorbée. En partie.
La France en impose
Mais qu'en est-il à l'étranger ? Si la France et ses gouvernements ont fait un « effort » pour permettre au ballon rond français de jouer dans la même cour que ses voisins, le football tricolore a néanmoins toujours un léger déficit vis-à-vis de ses concurrents directs qui viennent se servir allégrement dans son vivier de joueurs, pour qui une carrière peut être courte et des zéros sur un chèque toujours motivant.
D'après une étude réalisée par l'Union financière de France Sport Conseil, banque spécialisée dans le conseil en création et gestion de patrimoine, la France accuse un handicap. Pour un salaire brut de 100 000 euros, le joueur évoluant au Mans ou à Paris percevra 55 700 euros. S'il porte les couleurs de Blackburn ou Liverpool, pour la même somme brute de départ, il recevra 59 650 euros alors qu'un défenseur de la Sampdoria de Gênes ou de Naples se verra attribuer seulement... 48 800 euros.
La morale de cette histoire. S'il en existe une. Pour son porte-monnaie, il fait bien meilleur d'aller jouer de l'autre côté du Channel que de rester de ce côté-ci de la Manche. Sur ce point, Marko Basa n'a pas forcément tort. Les temps sont durs pour tout le monde. D'autant que le Monténégrin pourrait ne pas prendre finalement le chemin du Celtic Glasgow. Les Écossais lui préférant le Roumain d'Auxerre Gabriel Tamas.
Gervinho et Ferrand prolongent d'un an. Alors que pour le Muc 72, c'est l'heure des grands départs, le club sarthois a pris le parti de capitaliser ses acquis en prolongeant le contrat de l'Ivoirien Gervinho d'une saison, comme il l'avait fait la semaine dernière avec Cyriaque Louvion. L'ancien joueur de Beveren est lié contractuellement jusqu'en juin 2011 avec Le Mans. Thibault Ferrand, gardien de but de son état, en a fait de même.