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Francis et ses peintres joueront en troisième partie d'une soirée consacrée aux groupes de l'ouest. Si, si, si ! Pendant 15 ans j'ai fait, exclusivement, de la musique de jazz acoustique. Il y a cinq ans j'ai craqué sur plusieurs musiciens de musique électronique et je m'y suis mis sérieusement. J'ai fait des projets divers avec vidéo, machines électroniques... J'ai travaillé sous le nom de « Francis Ripolin » parce que des copains m'appelaient comme ça. Comme ce surnom évoquait une marque de peinture, le guitariste du groupe a eu cette joyeuse idée d'appeler le groupe « Francis et ses peintres ». Et comme j'en avais marre des « François Ripoche quartet » etc., on a retenu ce nom.
Sur l'album qui est sorti le mois dernier, on retrouve entre autres, Philippe Katerine dans une version étonnante du Douanier Rousseau de la compagnie Créole...
Exactement. On le retrouve aussi sur Capri c'est fini et l'Idole des jeunes. Je travaille avec Philippe depuis très longtemps. Ça me paraît super évident d'inclure de la chanson dans un album de jazz. Tout ça, ça fait de la musique homogène. J'ai ressorti des disques de Miles Davis des années 60. Au milieu de choses complètement improvisées, tout à coup, il y a deux chansons de deux ou trois minutes. Et ça ne choque pas du tout.
Il y a quelques années, on vous a volé votre saxophone... Cette « séparation » vous a marqué ?
Beaucoup. Ça a été dur. J'ai eu une espèce de... Le mot est fort mais... Une espèce de dépression. Mon intérêt pour la musique électronique qui s'est prononcé à ce moment-là, ce n'est pas un hasard. Je n'ai pas trouvé de sax tout de suite. Aujourd'hui, le « deuil » est fait. J'ai trouvé un vieil instrument avec lequel je me suis familiarisé.
Comme les violonistes dans le classique, les saxophonistes sont à la recherche de l'« Instrument » idéal ?
Il se trouve que la marque française Selmer a fait toute une série incroyable de saxophones entre les années 40 et les années 65/70. On est tous un peu à la recherche de ces instruments... Ce n'est pas vraiment comme les violonistes et les violoncellistes qui recherchent des pièces du XVIIIe, mais il existe quand même ces instruments rares recherchés pour la qualité de leur son. Celui que j'ai en fait partie. Il est de 1960. Il a ses défauts. Forcément, mécaniquement, il y a plus de soucis. Mais, pour moi, c'est un son est idéal.
Propos recueillis par
Olivier RENAULT.
Ce mercredi 7 mai, à la Fonderie, rue de la Fonderie, à 20 h. Également à l'affiche : le Satierik trio et l'Art ensemble of Brest. Tarifs : 15 € et 10 €. Renseignements : 02 43 24 08 28.
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