En bon capitaine, Gervinho joue à fond la carte de l'optimisme, teintée d'une dose de réalisme. « Dans un premier temps, nous visons le deuxième tour ». Au-delà du résultat brut, la Côte d'Ivoire a tout à gagner de cette première expérience olympique. « Depuis l'arrivée du président Anouma, le football ivoirien est sur la bonne pente. Après la coupe du Monde 2006, je pense que notre présence à Pékin (Ndlr : Shangaï sera la base des Ivoiriens durant les JO) doit contribuer au nouveau rayonnement du football ivoirien », a encore déclaré Kouassi Gervais, dit Gervinho. « Au début, nous avons connu beaucoup de difficultés. Le coach (Ndlr : Gérard Gili) venait d'arriver et devait constituer une équipe avec des joueurs dont la plupart ne se connaissaient pas bien. Mais à présent, je pense que nous sommes bien huilés... ».
Même si capitaine Gervinho a plutôt brillé par son absence aux derniers regroupements de l'équipe nationale seniors au Japon et à Abidjan. « Je préfère qu'on tourne la page. Cela a été un grand moment d'incompréhension et je le regrette sincèrement... »
Avec la montée en puissance, comme lui, de jeunes attaquants nommés Kalou Salomon (Chelsea) et Sékou Cissé (Roda JC) ainsi que des milieux de terrains comme l'Auxerrois Kafoumba Coulibaly, les Éléphants espoirs ont réellement une carte sportive à jouer. Surtout que Gérard Gili a la possibilité de renforcer son groupe par trois éléments de plus de 23 ans. « La sélection, c'est l'affaire du coach. Mais nous aurons besoin de leur expérience pour hisser plus haut le drapeau de notre pays en Chine », a conclu le capitaine de l'équipe olympique ivoirienne, actuellement sur Paris et attendue de 30 juillet au 3 août à un tournoi préparatoire à Hong-Kong avec les États-Unis, le Cameroun et les Pays-Bas.
P. P.
Heerenveen souffle Elyounoussi au Mans. Toujours à la recherche d'un successeur à Tulio De Melo, le Muc 72 a vu sa piste prioritaire (l'international norvégien Tarik Elyounoussi) s'envoler vers Heerenveen (Pays-Bas). Le site officiel du club néerlandais annonçant une signature de cinq ans pour environ 3M€. Malgré une offre supérieure, Le Mans a dû s'incliner face aux propositions salariales de son concurrent.