La course !
Vendredi : la parade des pilotes
Mercredi : les essais qualificatifs
Lundi et mardi : le traditionnel pesage en ville
Les 55 bolides de l'édition 2008 !
L'édition 2007Un qui a déjà été assuré de l'estime du public sarthois, c'est Henri Pescarolo. La semaine dernière il s'est prêté au « Pesca tour », qui l'a conduit à se rendre à Bonnétable, Bouloire et Loué. « Tous les ans, nous passons dans trois à six communes, rappelle Pesca. Pour beaucoup de gens, il est rare de voir une voiture des 24 Heures du Mans de si près. »
Un succès. Jeudi à Bonnétable, ils étaient ainsi près d'un millier. Un modèle du proto 2008 était à chaque fois présent. Mais la plupart des gens présents vibraient plus pour l'homme que pour la machine. « D'habitude on vous voit à la télé, » lance une retraitée. Un autre apporte des journaux datant de 1963 pour les faire dédicacer. Autre image, symbolisant l'aura d'Henri Pescarolo en son pays : un homme, la cinquantaine, les larmes aux yeux. « Je suis ému de vous voir, » glisse-t-il, presque en sanglots.
Mais n'allez pas croire que le temps séparant la Journée Test du 1er juin aux essais qualificatifs n'a été dédiée qu'à faire le plein de popularité. Entre deux autographes, le portable d'Henri sonne. C'est le circuit. En coulisse, ça bosse. Ses équipes lui donnent des nouvelles des séances de roulage qui ont eu lieu la semaine dernière. « Ce sont des séances de rodage, précise Pesca. Il s'agit de vérifier que tout fonctionne bien, qu'il s'agisse du moteur, des suspensions, de la boîte, etc. Il ne s'agit pas de travailler certains détails. Si on devait faire des mises au point, ce serait sur le grand circuit, pas sur le Bugatti. »
Question de réglementation
Ce n'est donc pas lors de ce laps de temps qu'ont pu être gommés les écarts avec Audi et Peugeot. « Les diesels ont 140 chevaux de plus que nous. Demain matin, nous pouvons avoir la même puissance qu'eux. Il suffit d'avoir les brides adaptées, ce qui est une question de réglementation équitable. » Mais Pesca rassure ses supporters quant aux «perfs» de ses voitures : elles progressent. « Par rapport à l'an dernier, il y a eu beaucoup d'évolutions, notamment en aérodynamique. Les lames avant sont nouvelles, les suspensions aussi. Par rapport aux trois premières courses, nous avons gagné entre une et deux secondes. »
Samedi et dimanche, l'écurie Pescarolo comptera sur leur fiabilité. L'année dernière, cela avait permis d'arracher une belle troisième place derrière Audi et Peugeot. « Nous occuperons la place qui est la nôtre parmi les essences. » Et la concurrence ne sera pas moindre, avec Oreca, la Dome et sa voiture fermée, la Charouz et son moteur Aston Martin, et tous les concurrents traditionnels. La bataille promet d'être belle.
Antoine BUSNEL.