Il reste des places à la crèche d'entreprises
Une partie de l'équipe de la crèche Com3pom qui accueillera les enfants à partir de septembre : au premier plan la directrice adjointe Isabelle Nies et, à l'arrière, le directeur Patrick Dahl.
En septembre, les salariés de la zone industrielle sud pourront déposer leur enfant dans une crèche toute neuve. À condition que leurs patrons participent au financement...
La pub se balade sur les bus de la Setram et intrigue forcément les parents de jeunes enfants. Quoi ? Il reste encore des places dans une crèche au Mans ? Oui, à la crèche Com3pom, qui ouvrira ses portes en septembre, rue du Spoutnik, juste à côté de l'entrée du comité d'entreprise Renault. « La pub s'adresse aux salariés. On espère qu'ils feront remonter l'information dans leurs entreprises », explique Patrick Gaultier, chargé de la communication à la Mutualité française, qui pilote le projet.
Car Com3pom n'est pas une crèche comme les autres. En partie financée par les entreprises, elle est réservée en priorité à leurs salariés. Tout est parti d'un constat simple. Les 350 entreprises de la zone sud et de Novaxis, qui emploient près de 16 000 salariés, ont parfois du mal à recruter ou même à garder leurs employés. Alors, quel meilleur argument que de proposer une place en crèche à un salarié ? A fortiori si cette crèche peut résoudre le problème du travail le samedi et des horaires décalés ! Com3pom sera ainsi la seule crèche de la ville ouverte six jours sur sept (le samedi), de 7 h 19 h 30. Si la demande est là, l'accueil pourra même être étendu jusqu'à 19 h 30.
Cinq places à prendre
Pour le moment, sur les 27 places proposées (30 en 2009), 22 sont réservées. C'est Renault qui en a retenu le plus (10), devant la ville du Mans (7), la Setram (2) et les entreprises Sesam-Vitale, Fimor, Vallée (1). En attendant que NTN se décide définitivement, il en reste donc 5. Avis aux entreprises amatrices ! Le coût n'est pas si terrible : environ 2 200 € par an, en intégrant les déductions fiscales... Car l'essentiel du fonctionnement, et notamment les salaires des 12 encadrants, est pris en charge, comme pour toutes les crèches publiques, par la Caisse d'allocations familiales (Caf).
Pour la construction du bâtiment, c'est réglé. Le million d'euros nécessaire a été déboursé par la Mutualité française Sarthe, qui regroupe les mutuelles du département, la Caf (19 %) et la ville du Mans (5 %).
Imaginé par le cabinet manceau Beton-Citron, le bâtiment de 460 m2 est implanté sur un terrain d'environ 1 300 m2. Il est en cours de finition. Il faudra juste laisser le temps à la pelouse et aux arbres de sortir de terre.
Ouest-France