Muc 72 - Toulouse
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Dans la salle, la victime, un homme d'une quarantaine d'années, arbore une méchante balafre d'une vingtaine de centimètres sur la joue gauche. Quelques égratignures rougissent même le contour de l'oeil. Dans la soirée du dimanche 11 mai, au Lude, alors qu'il s'approche de sa voiture, il est interpellé par deux jeunes garçons, fortement alcoolisés. Insultes. Coups. Puis une sensation de froid sur la poitrine. « C'est à ce moment-là que j'ai compris que je saignais » raconte-t-il. La blessure a été taillée par un cutter. « Un cutter que M. Léon cachait dans sa chaussette » et dont il se servait pour couper de la résine de cannabis, précise le procureur.
Délaissé par ses parents domiciliés au Lude, Geoffrey Léon vit depuis deux ans dans une famille d'accueil qu'il refuse de réintégrer, oscillant « entre le rôle de victime et celui d'agresseur » selon son avocate. Ce soir-là, il aurait repensé à une agression sexuelle qu'il affirme avoir subi dans son enfance : « Je n'allais vraiment pas bien. J'ai bu. »
« M. Léon a déjà eu sa chance, quels que soient ses problèmes », estime le procureur Elek. Geoffrey Léon a été condamné à deux ans de prison dont 15 mois avec sursis.