Baby-sitting









Laurent Berthier, artisan boucher charcutier, est un des piliers du petit marché de quartier des Ardriers, l'un des derniers nés de la ville. En revanche, les habitudes changent. « La semaine dernière, j'ai eu un peu d'inquiétude, raconte une boulangère bio. À 9 h, je n'avais pratiquement rien vendu et je me suis dit que j'allais repartir avec pas mal de marchandises. En fait, j'ai tout vendu. Comme c'est l'été, les gens se lèvent et arrivent plus tard que d'habitude. » Aux Jacobins, l'habituel coup de feu du dimanche, entre 11 h et midi, se déclare entre midi et 13 h.
Samedi, aux Ardriers, pas de souci pour se garer sur la place Beaumarchais. Avec La Butte, le marché des Ardriers est l'un des plus petits de la ville. Un vrai marché de quartier adossé à la boulangerie du coin. On y trouve un boucher, un poissonnier, un fromager et un vendeur de fruits et légumes. « Il n'y a pas de bousculade, mais on a des clients toute la matinée, raconte Laurent Berthier, boucher-charcutier. Pionnier du « petit » marché des Ardriers lancé il y a quatre ans, il officie aussi le dimanche sur le « grand » marché des Jacobins. « Avec une centaine de clients chaque samedi, c'est bon. De toute façon, si je ne m'y retrouvais pas, je laisserais tomber. » Pour cause de vacances de ses deux locomotives, le marché pliera ses étals en août. Réouverture le 30. Très attendue dans le quartier.