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Les municipales dans votre ville

La Cité Plantagenêt by night.</P> : Archives Ouest-France - Philippe Blondel</P>
La Cité Plantagenêt by night.

: Archives Ouest-France - Philippe Blondel


Édition du lundi 18 février 2008

L'image du Mans : un bel enjeu de campagne

Toujours synonyme de rillettes, Le Mans souffre encore d'une image « Plouc » pour certains. Y a-t-il du mieux ? Que faire pour l'améliorer ?

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Comment est perçu Le Mans ? Que proposent les candidats pour améliorer son image ? Nous entamons aujourd'hui une série sur les enjeux de la campagne des municipales. Communication mais aussi culture, cadre de vie, transport, logement, sécurité, quartiers : tous ces thèmes seront abordés avec, pour chacun, les propositions des cinq prétendants au poste de maire du Mans.

De la boue sous les chaussures du Mans ! L'image rurale colle encore à la ville. « À ce gros bourg », comme disent deux jeunes, assis sur un banc rue des Minimes. Fiers de leur cité, tout de même ? Sans tourner autour du pot, les rillettes commencent à les « gaver grave ». Ajouté à cela le cambouis d'une culture ouvrière qui, certes, forme la richesse de coeur de ses habitants, Le Mans ne demande qu'à s'ouvrir vers l'extérieur. Ce qui représente un excellent terrain de jeu pour les municipales.

Le maire actuel, Jean-Claude Boulard, a déjà mis sa pierre à l'édifice. En plaçant le plus possible Le Mans sous les sunlights médiatiques. Ça a commencé avec Steevy, héros de Loft story. Une aubaine pour le maire qui a utilisé la notoriété de la nouvelle star en s'affichant avec lui. Steve, dans le sillage du journaliste Laurent Ruquier, est ainsi devenu l'ambassadeur privilégié, et improvisé, du Mans sur les plateaux de télévision. Tout bénef pour la ville en terme de communication. La charte Le Mans gay friendly arrive ensuite dans la foulée. La ville devient ainsi la ville « accueil » des homosexuels.

Nouveau coup de projecteur, ensuite, avec La Nuit des Chimères. Ces spectacles de sons et lumières ont attiré, comme des lucioles, les touristes de passage qui quittent désormais, plus facilement, l'autoroute pour visiter la vieille ville. Cette bifurcation culturelle a coûté, sur trois ans, 2,3 millions d'euros. Un montant qu'il faut évidemment rapprocher du chiffre de 150 000 à 200 000 visiteurs au Mans, chaque été, depuis la Nuit des Chimères.

Sur le devant de la scène

Autre niche choisie par la municipalité actuelle pour se démarquer à l'extérieur ? Le music-hall. L'institut national, quai de Scène, unique en son genre, espère ainsi placer Le Mans sur le devant de la scène. En devenant la ville formatrice des futurs comiques du café-théâtre. Coût ? 30 000 € par an, déboursés par Le Mans métropole au titre de la formation professionnelle.

Le cirque et les arts de la rue ont également été choisis. Rien que pour la nouvelle cité du cirque Marcel-Marceau, l'investissement s'élève à 3 millions d'euros (dont 600 000 € de financements extérieurs). Sans oublier le matériel de cirque : 300 000 €. Et le festival Le Mans fait son cirque : 400 000 € par an. Le tout pour une fréquentation d'environ 32 000 spectateurs.

Le sport fait vivre

Et les 24 Heures du Mans, dans tout ça ? C'est sans doute l'événement qui fait le plus de bruit quand on parle du Mans, au-delà des frontières. Mais sur le plan national la montée du Muc72 au meilleur niveau talonne aujourd'hui la course automobile ? Et le football vole littéralement la vedette aux basketteurs manceaux. Grâce à lui, le nom de la ville est régulièrement cité dans les médias. À chaque résultat de rencontres. Sans compter les 400 articles de presse recensés en 2007 dans la presse nationale, plus une centaine dans la presse étrangère, et Le Mans fait son trou, petit à petit, dans les médias. Sujets les plus traités ? « Le tramway, le futur stade et la Nuit des Chimères », pointe Brigitte Glon, attachée de presse à la ville.

Reste à trouver encore de nouvelles idées. Pour attirer, entre autre, des étudiants à l'université du Maine. Et faire en sorte que nos deux jeunes de la rue des Minimes acquièrent un brin de fierté à être Manceau.



Thierry SOUFFLARD.


Ouest-France

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