La Transvap prend le « tunnel sous la branche »
Maurice contrôle les titres de transports des passagers.
Un vieux train, un conducteur passionné, des paysages bucoliques... Le train touristique de Connerré traverse la vallée de la Jousse tous les dimanches de l'été.
L'autorail date de 1947 : leviers de vitesse grinçants, odeur de ferraille et klaxon tonitruant à effrayer les vaches sarthoises les plus stoïques. Tous les dimanches et jours fériés de l'été, les vieux trains de la Transvap à Connerré, ont repris du service. À bord, des touristes comme Marleen. Elle habite la région parisienne et apprécie la diversité des trésors sarthois, « ça donne vraiment le sourire de voir combien ils sont passionnés par ce qu'ils font ! », souligne-t-elle en regardant André, le conducteur, et Maurice, son assistant.
Et à 86 ans, il faut sacrément aimer pour continuer ! Maurice conduit les locomotives de la Transvap depuis trente et un ans et est trésorier adjoint de l'association : « Les autres me persuadent de continuer tous les ans, mais l'année prochaine, c'est fini les responsabilités ! Même si je reviens de temps en temps » Difficile en effet de lâcher cette vielle voie ferrée, fermé en 1977, qui reliait Mamers à Saint-Calais.
Un bain de verdure
Le circuit de 17 km, de Connerré-Beillé à Bonnétable en passant par Tuffé et Prévelles, est un vrai bain de verdure. Un entracte pastoral qui ravit Anaïs, une jeune passagère, ravie de pouvoir observe les chevaux à travers la vitre. Pour sa grand-mère, Jocelyne, « On voit des choses qu'on n'aurait jamais vues en voiture. »
Sûr qu'à 30 km/h, le petit train touristique laisse sa part belle à la contemplation mais aussi à la discussion. Car, si André et Maurice conduisent à bon port les passagers, ils sont également conteurs d'histoires : le tournage d'un film sur la voie ferrée, l'église préférée de Catherine Paysan, la célèbre romancière sarthoise, le fonctionnement des trains à vapeur... Casquettes vissées sur leurs têtes, les deux compères n'ont qu'une crainte, que la Transvap s'arrête avec eux : « Les jeunes ne sont pas très motivés pour apprendre à conduire les autorails... »
Élodie FORÊT.
• Tarifs : 9,50 € par adultes, 6,50 € pour les enfants. Les départs se font de la gare de Beillé à 10 h 45, 12 h et 15 h. Pour les autres départs, consulter le site http://www.transvap.fr/. 02 43 89 00 37.
Ouest-France