Le match Nancy - MUC 72 (1-1) en images !Saber Ben Frej a prouvé toute sa valeur.
Il aime bien rigoler. En évoquant certains matches de championnat très chauds entre son club du Sahel de Sousse contre l'Espérance de Tunis, par exemple. Ou ses souvenirs succulents avec Roger Lemerre, ancien sélectionneur de l'équipe de France, sélectionneur (pour quelques semaines encore) de la Tunisie depuis six ans...
Sur un terrain, en revanche, ce n'est surtout pas un rigolo. Saber Ben Frej aime gagner. Et tient à souligner que depuis qu'il a intégré le groupe manceau, le Muc 72 n'a jamais perdu.
Après une première titularisation très convaincante devant Lens, le latéral droit a récidivé au stade du Moustoir, à Lorient. Il a en effet fourni un très bon match sur le plan défensif, grâce à sa vitesse, sa technique, sa maîtrise et son engagement. Mais son apport offensif a aussi été très appréciable. Sur l'action géniale de Daisuke Matsui qui s'infiltre comme une anguille dans la défense adverse, c'est, par exemple, lui, d'une magnifique transversale de 30 mètres, qui sert un « caviar » au Japonais. Il a également effectué une reprise de la tête qui aurait pu connaître un meilleur sort.
Ce joueur a donc de la « gnac » et du répondant, c'est évident. Il a déjà appris en Tunisie à canaliser son énergie débordante. Il apporte à l'équipe mancelle un surcroît d'engagement physique qui faisait défaut dans le passé.
Pas de doute : avec Antonio Geder et lui, la défense mancelle a maintenant du répondant sur le plan athlétique. Au niveau de l'engagement, ça se ressent. C'est peut-être parfois « limite ». Mais le constat est là : Le Mans prend moins de buts qu'auparavant. Les deux hommes, recrutés au mercato d'hiver, y sont forcément pour quelque chose.
Claustrophobe
Saber Ben Frej n'a pas connu de problèmes d'adaptation particuliers à son arrivée. En revanche, il connaît un problème... de transport. S'il prend bien son envol sur le terrain, le Tunisien a du mal a décollé de l'aérodrome du Mans ! « En fait, je suis claustrophobe. Sur les vols de lignes régulières, je n'ai pas de problèmes. Je suis allé au Japon. Je supporte. En revanche, je ne me sens pas bien dans les petits avions. C'était pareil en Tunisie. Je n'aime pas. Même si on me donnait des millions d'euros, je ne monterais pas dans un petit avion. »
Au club, on entend pourtant tout entreprendre pour lui faire suivre un traitement pour gommer ce problème délicat. Le Muc 72 ne peut tout de même pas affréter un Boeing, un Airbus ou une Caravelle à chacun de ses déplacements ! Pour l'instant, la voiture et le train lui permettent de se rendre sur les lieux des matches. Ce sera toujours possible en France. Mais beaucoup plus délicat... pour des déplacements européens !
Jacques HÉBERT.
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