Le cross des écoles
Les cross longs, 10 et 20kms
Les courses corpo et militaires
La boucle des familles et la boucle des invités
Le cross des As
Le cross des écoles
Les cross longs, 10 et 20kms
Les courses corpo et militaires
La boucle des familles et la boucle des invités
Le cross des AsSi rien n'a bougé sur le fond, sur la forme, les acteurs ont donné une nouvelle énergie au mouvement. « Il y a eu les coureurs marocains, puis les Kenyans et maintenant, les Africains dans leur ensemble. Mais ce ne sont pas tous des Skah, Ngugi et Bekele, ni des Gebreselassie et des Tergat. Ce sont des coureurs de second plan et je ne pense qu'après du grand public, leur nom soit aussi porteur... Lorsque l'on voyait Thierry Pantel partir dans ses chevauchées, c'était emblématique pour le cross. »
Si l'élite française peine à trouver son identité auprès du public, un vent de renouveau souffle sur la discipline en France. « D'après les études, cet hiver, dans de très nombreuses régions, il y a une progression en terme de participation, poursuit Gilles Bertrand. Et pas seulement chez les jeunes, beaucoup de coureurs natures viennent au cross dans le but de travailler leur vitesse. Comme il existe des passerelles entre la route et le cross, il y en a également avec le trail ».
La communication, fer de lance des équipementiers
Parler de mimétisme entre les enfants et les adultes : route-cross pour les uns et route-trail pour les autres, n'est pas donc déplacé. D'autant plus que la connexion trail-cross pour les plus grands fait également son chemin. Et Gilles Bertand de constater : « Il y a un message qui passe, c'est certain. De nos jours, un Thomas Lorblanchet est plus médiatique qu'un champion de France de marathon. » En effet, le lauréat des Templiers 2008 et du Challenge Salomon tourne des publicités pour le cinéma...
Le cross-country, même si le degré est moindre, et la course nature (le trail) ne sont pas les seules pratiques pédestres qui bénéficient de ce nouveau souffle. La course hors stade respire le même air. Un paradoxe que commente Gilles Bertrand. « De nos jours, sur la route, il n'y a plus qu'un Dominique Chauvelier qui puisse faire passer un message. Alors qu'il y a une nouvelle génération de jeunes qui touchent à tout et qui se mettent à courir. Nike et Adiddas ont fait des enquêtes et pour communiquer, ils utilisent les blogs, Internet, les sites style MyFace et la téléphonie mobile. »
Cette embellie athlétique ne semble être sur les longueurs d'ondes de Dominique Chauvelier. « Le cross est la discipline que je préfère, explique le Sarthois. Mais je pense que c'est une pratique qui n'est plus trop dans l'air du temps. Cette confrontation contre les éléments et cette lutte d'homme à homme n'intéressent pas les jeunes. »
Philippe Dupont, membre de la DTN et dont l'une des missions est l'encadrement des équipes de France jeunes, n'est pas de cet avis. « C'est une discipline qui a toujours sa place, annonce l'Angevin. Certes, elle a souffert du développement de l'athlétisme en salle, mais dans notre région, je ne pense pas que cette pratique batte de l'aile. Il suffit d'observer l'évolution des épreuves d'Angers, d'Allonnes, de La Chapelle et du Mans. De plus, ce sont qui des organisations qui concernent à la fois l'élite et la masse. Nous l'avons vu à Allonnes, le fait que le cross soit sélectif pour les Europe juniors et espoirs, des athlètes sont venus de toute la France et même de Corse... L'engouement pour le cross est réel chez les jeunes et les résultats aux championnats d'Europe vont lancer une nouvelle génération (1). » Le cross-country n'a donc pas fini d'être un sport en mouvement...
Bruno POIRIER.
(1). En Espagne, la France a réalisé le doublé chez les juniors hommes avec Mourad Amdouni (1er) et Florian Carvalho (2e) et s'est imposée par équipes.