les travaux de la deuxième ligne de tram. Des doux dingues ? Pas si sûr.
Le rêve de doux dingues du tram ? « Il y a exactement dix ans, le 19 décembre 1997, on organisait la pose du premier rail de la première ligne, sur le parterre de l'horloge florale au pied de la mairie, rétorque Marc Le Saux. À l'époque, certains, y compris des élus, s'étaient bien moqués de nous. Hé bien, dix ans après, le tramway, il roule, oui ou non ? » Un point pour le CTAM !
Mais une deuxième ligne en six ans, est-ce vraiment raisonnable ? « En 1997, on nous disait que la ville était trop petite, pas assez peuplée. Dix ans après, la fréquentation de la première ligne explose. Avec une seule ligne, on n'y arrivera pas. Pour structurer efficacement les transports en commun et le développement urbain, il faut deux lignes. Pourquoi attendre ? Trois ans pour les études. Trois ans de travaux... » Et le tour est joué !
Le busway ? Une « potacherie »
Mais le coût ? La première ligne a quand même coûté la bagatelle de 294 millions d'euros. « Nous ne sommes pas en mesure de chiffrer le coût d'une deuxième ligne. Mais nous sommes sûrs que les financements extérieurs iront aux villes qui ont préparé et qui présenteront des projets. L'Europe devrait bientôt financer des transports propres. Si le Grenelle de l'environnement est vraiment une chose sérieuse, l'État aidera au financement. Comme la Région l'a fait pour la première ligne... »
Pour le CTAM, les six projets de busway présentés par l'opposition municipale, ces gros autobus qui circulent sur une voie réservée, sont une « potacherie ». Ils peuvent être un complément « mais ils ne remplaceront jamais une deuxième ligne. Un busway est un mètre plus large qu'une voie de tramway. Quand on sait la difficulté qu'il y a eu à certains endroits du Mans pour faire passer le tram... » Quant à l'argument du coût, il ne tient pas, pour le CTAM. « L'investissement est supérieur au départ pour le tram. Mais ensuite ? La durée de vie d'une rame de tramway, c'est 30 ans. Pour un bus, c'est seulement sept ans. »
Patrick ANGEVIN.