Le tramway percute sa première voiture
C'est ce feu que la conductrice d'une Opel a grillé hier matin. Le tramway, qui arrivait de la droite, a percuté la voiture.
L'automobiliste a grillé le feu rouge clignotant. Sa voiture a été percutée par une rame de tramway près du centre Sud. Il n'y a pas de blessé.
+ Voir le dossier
tramway
C'était inévitable. C'est fait. La première collision entre une voiture et une rame de tramway a eu lieu hier, vers 11 h 20, au rond-point qui règle l'intersection entre l'avenue Georges-Durand et la rue Robert-Collet, à proximité de l'hypermarché Carrefour. Le tram arrivait d'Antarès. Il s'apprêtait à franchir le rond-point. Les feux clignotants rouges se sont mis en marche automatiquement. Plusieurs voitures ont d'ailleurs marqué l'arrêt. Pas une Opel Vectra. Conduite par une femme d'une quarantaine d'années, la voiture a grillé le « rouge clignotant » qui indique pour l'automobiliste « un arrêt absolu ». Malgré un freinage d'urgence, le tramway a percuté la voiture par la droite.L'accident n'a pas fait de blessé. Appelés pour prendre en charge l'enfant qui se trouvait à bord de l'Opel accidentée, les pompiers n'ont finalement pas eu à le faire. Les dégâts matériels sont en revanche importants. Le nez de la rame de tramway devra être entièrement changé.Du côté de la Setram, on veut relativiser l'événement « A partir du moment où on roule, en voiture, en bus ou en tramway, il y a des accidents », commente Jean-Paul Sénac. Mais le responsable du service exploitation de la Setram ne cache pas son inquiétude. « Il y a encore beaucoup trop d'automobilistes et même de piétons aux comportements dangereux. Je monte régulièrement dans les rames. Parfois, c'est surréaliste. » Feux rouges grillés volontairement, par inattention ou méconnaissance des signaux, piétons déambulant sur les voies ou traversant sous le nez du tram...Or, depuis trois jours, le tramway est quasiment en configuration d'exploitation, avec 17 rames sur le pont ! « Les conducteurs abordent maintenant les carrefours à 30 km/h, comme prévu », précise Jean-Paul Sénac qui pointe un autre travers des automobilistes : s'engager sur les voies sans être sûr de pouvoir les libérer. « Jamais les gens ne feraient cela sur une voie de chemin de fer, de peur d'être coincés entre les barrières », relève Jean-François Soulard, élu du Mans Métropole et président de la Setram. « Je suis inquiet. Il faut vraiment que les comportements changent. »
Ouest-France