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De futurs scientifiques, sans doute mais assurément des pros de la communication, les élèves du club moteur à air chaud de Nantes ! Le concours était largement ouvert. Pas de critères de niveau, d'âge, ou même de sujet. Une seule obligation : que la démarche soit scientifique. « Car la science, ce n'est pas seulement une somme de connaissances, mais la capacité à chercher et à trouver ». Autre enseignement de ce concours : « la science, on ne la pratique pas tout seul ».
« 300 heures sur le moteur »
C'est ainsi que se côtoyaient hier, lycéens membres du club scientifique de leur établissement, et collégiens embarqués dans les étoiles dans le cadre d'un IDD (itinéraire de découverte). Chaque établissement était représenté par cinq élèves venus tableaux et maquettes sous le bras. Ces « ambassadeurs » devaient expliquer la démarche et répondre aux éventuelles questions du jury.
Pas facile pour ses membres de départager les projets tant ils étaient variés. Dans leur thème et les moyens utilisés ! Quoi de commun en effet entre les petits élèves de 6e et 5e de Pornic reconstituant un tsunami dans un aquarium avec un tube et un tendeur, et les gars du Club moteur à air chaud du lycée nantais Monge ? Eux qui arboraient fièrement un tee-shirt siglé de leur club, claironnaient qu'ils avaient passé « plus de 300 heures sur leur moteur », distribuaient généreusement leur carte de visite et faisaient remplir leur livre d'or aux étudiants chinois de passage ?
On se dit aussi en écoutant les exposés des élèves qu'on aurait aimé assister à certaines expériences... Notamment dans la cour du lycée Bourg-chevreau de Segré, quand les élèves balançaient des balles de tennis depuis les différents étages. Pas pour rire mais pour « calculer le temps de chute en fonction de la forme, de la masse »...
Troublantes les statistiques décortiquées par les lycéens vendéens de Luçon, démontrant qu'avant que les accouchements ne se pratiquent à l'hôpital, les jours de naissance étaient bien répartis. Depuis, « ils sont beaucoup plus nombreux les vendredis et lundis ». Les « chercheurs » se sont basés sur l'étude des 4 000 naissances d'élèves et profs de leur lycée. Pourquoi ? « Pour illustrer que toute intervention humaine influe sur ce qu'on croit être du hasard »...
Ce qui est sûr, c'est qu'il était émouvant d'écouter Élisa et Marion raconter comment maintenant, elles savent déchiffrer le ciel et repérer les constellations d'Orion ou la grande Ourse, tandis que Samuel assure que plus tard, « il sera astronome ».
Les seuls représentants sarthois, les lycéens de Touchard et leur engin solaire n'ont pas réussi à gagner leur ticket pour la finale nationale. Ce sont des collégiens et lycéens de Nantes et Segré, qui, iront à Paris, fin juin. Ces trois classes ont aussi gagné un ordinateur portable offert par les trois universités co-organisatrices de ce concours. Universités qui espèrent accueillir certains d'entre eux dans quelques années. Mais sans soda ni pain au chocolat cette fois.
Laurence PICOLO.
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