Le Muc 72 se distingue depuis son retour parmi l'élite par ses résultats, ses investissements sur ses fonds propres et son sens de l'innovation.Sous l'impulsion d'Henri Legarda, le club manceau est en plein essor depuis cinq ans. En peu de temps, tout a changé. Ce chef d'entreprises sait ce qu'il veut :
« Faire du Mans un grand club, une équipe qui compte en Ligue 1 et qui soit capable un jour de déplacer 20 000 ou 30 000 Manceaux et Sarthois au Stade de France pour y remporter un trophée ».Pour atteindre cet objectif, les cent salariés et les dirigeants se battent. Pour rester en Ligue 1. Pour y jouer un rôle de plus en plus intéressant. Pour persuader des partenaires financiers de les aider et de les rejoindre. Pour convaincre les élus de l'impérieuse nécessité de disposer d'un nouveau stade. Bref, pour assurer la pérennité du club parmi l'élite.Le club n'hésite donc pas à montrer l'exemple et à investir sur ses fonds propres. Depuis déjà quinze jours, le centre d'entraînement de la Pincenardière ressemble à un véritable chantier. Des travaux démarrent pour construire un siège administratif en dur. Des extensions des infrastructures sportives et médicales sont également prévues. Investissement : plus de 2 millions d'euros financés par le club. Mais cela n'a été possible que parce que le Muc 72 s'est battu auprès de la mairie pour disposer d'un bail emphytéotique de longue durée.
Cinq millions d'investissements« Au total, depuis cinq ans, le club a investi pour cinq millions d'euros car nous avons aussi construit un terrain d'entraînement pour les gardiens, aménagé un bac à sable pour la reprise d'entraînement des blessés, financé l'achat du barnum qui sert de réceptif après les matchs et investi aussi dans du matériel médical très coûteux (environ 500 000 €)... »Habitué à se battre sur tous les fronts, Henri Legarda s'est mis dans la tête, il y a deux ans, de convaincre une marque de portée nationale ou internationale d'acheter le nom du stade (naming en anglais). Il y a bien l'Emirates Stadium à Arsenal, l'Allianz-Arena à Munich, ou encore Philips Stadion à Eindhoven. Cinquante dossiers ont été donnés partout dans le monde à de grands groupes (Europe, Chine, Corée, Japon, Qatar). Des groupes spécialisés dans l'assurance, l'agroalimentaire et l'équipement automobile ont été intéressés. Et c'est finalement le groupe d'assurance et de mutuelle MMA, dont le siège est basé... au Mans, qui a acheté le droit de donner (pour un million d'euros pendant dix ans) son son nom au futur stade qui s'appellera donc MMArena. Dans l'histoire, le club ne gagne rien. Mais il a démontré que Le Mans avait une image qui pouvait intéresser de grandes sociétés et que le football était un vecteur formidable de communication. Par là même, il a aussi enfoncé le clou: Le Mans... mérite bien un nouveau stade.Jean-Claude Boulard, le maire de la ville, a toujours dit :
« Oui, mais à condition que la participation de la ville ne dépasse pas 50% du montant de la facture totale... » Le Département et La Région ont aussi limité leurs investissements. Il faut donc trouver des fonds privés pour boucler le dossier financier. C'est en cours. Un concessionnaire (Vinci est en pole position) devrait être choisi prochainement.Conclusion : pour arriver au jour de l'inauguration du MMArena, le club aura dû passer... par plusieurs stades!Jacques HÉBERT.
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