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Le Championnat du Monde fait escale au Mans ce week-end, Louis Rossi en profite pour remonter à cheval, au Boulerie Jump. : Clément Hébert« Je n'étais pas extrêmement doué »
Et puis, voilà, très vite le talent de ce jeune pilote éclate aux yeux des entraîneurs de la Fédération Française. En trois ans, Louis Rossi passe des courses entre amis en 50 cc au championnat du Monde 125 cc. « Au départ, je n'étais pas extrêmement doué. J'ai pris mon temps, j'ai beaucoup travaillé, avoue l'autre Rossi des circuits. Là où j'ai été plus vite que les autres, c'est au moment où il a fallu travailler dur pour trouver une bonne technique de pilotage. Ce n'était pas forcément mieux que les autres mais je faisais des efforts pour essayer de trouver ce qui allait me faire gagner des dixièmes. C'est ce travail qui m'a apporté plus de vitesse et qui m'a fait grimper les échelons plus vite. »
Pour sa première saison complète en Championnat du Monde Grand Prix 125 cc, le pilote Honda de la FFM poursuit sa progression. 25e au Qatar lors de la première course, puis 24e en Espagne, contraint à l'abandon au Portugal puis dernièrement 18e à Shangai sous la pluie, Louis Rossi aimerait bien rentrer dans les points lors de l'épreuve du Mans. Il est conscient que cela ne sera pas simple. « On va essayer, reprend Rossi. En terme de place, depuis le début de l'année on ne cesse de progresser. Maintenant, il faut encore qu'on travaille au niveau du pilotage, il y a encore beaucoup, beaucoup de secondes à gagner. Les points peuvent être accessibles au Mans s'il pleut. Sous la pluie, il y a des choses à faire. La météo annonce quelques gouttes... »
Sur le circuit Bugatti qu'il connaît bien et qu'il apprécie, Louis Rossi pourra compter sur le soutien de ses amis, de sa famille. Si le temps s'assombrit, tous les ingrédients seront ainsi réunis pour que le Manceau fasse une belle course. « J'ai fait mon premier podium au Mans l'an passé (N.D.L.R. 2e en Superbike), c'est le circuit que je connais le mieux du Championnat du Monde. Ce n'est pas un circuit spécialement technique ni rapide, c'est un mix entre tout cela. Pour moi, c'est difficile d'être plus motivé que pour ce rendez-vous, au Mans. »
« Le plus dur, ce sera de se faire un prénom »
Pour sa première saison en Championnat du Monde, Louis a pu rencontrer son idole et homonyme Valentino Rossi. « J'ai eu la chance de le rencontrer au Portugual, il m'a encouragé. Ce n'est pas spécialement dur de s'appeler Rossi. Le plus dur, ce sera de se faire un prénom. Valentino a une façon de gérer ses courses et son championnat qui est impressionnante. C'est un bon technicien, un bon pilote qui a beaucoup de charisme. »
Nul doute qu'une place dans les 15 au Mans augmenterait la notoriété de Louis et que dans les paddocks, lorsque les gens parleront de Rossi, ils seront obligés de faire la distinction entre l'Italien et le Français.
Clément HÉBERT.