Baby-sitting









Bien que pas spécialement « fan » du circuit manceau, Randy De Puniet y a souvent réussi des courses intéressantes. C comme... Comparaison. Passé d'une Kawa d'usine à une Honda privée, De Puniet avoue que « la Honda est une moto plus exploitable, plus facile à rouler mais manque de puissance moteur à haut régime. » Handicap catastrophique en Chine, plus « digest » au Mans.
D comme... Départ. Plutôt à l'aise en séances de qualifs, De Puniet s'est loupé régulièrement sitôt les feux verts allumés. « Seul, ça va mais avec le bruit des autres moteurs et le stress... ». Pourtant, la technique est là. « Dès la mise en grille, je pense à différents scenarii de départ. Je me concentre sur le feu rouge avec le but d'être vraiment vif et de bien me faufiler dans le premier virage ».
E comme... Embrayage. L'étape mancelle sera l'occasion pour Randy et Honda d'essayer un tout nouvel embrayage. « Histoire d'essayer d'améliorer les départs et le frein moteur notamment ».
F comme... Fractures. Même pas mal ! À l'instar de plusieurs pilotes de MotoGP, le Français a déjà cumulé « une demi-douzaine de fractures ». Randy avouant sans mal qu'il « faudrait vraiment un truc très grave pour qu'il ne prenne pas le départ d'un Grand Prix ».
I comme... Inséparables. Jamais sans mon manager. Ces deux-là sont devenus inséparables. Éric Mahé aux petits soins de Randy depuis ses grands débuts. Complicité toujours avec Christophe Bourguignon, son chef mécanicien, qui l'a suivi chez Honda après deux ans de collaboration Kawasaki.
L comme... Le Mans. Pas spécialement « fan » du Bugatti pour lui préférer des circuits plus rapides, Randy s'est néanmoins toujours senti à l'aise au Mans. « Un circuit plusieurs fois modifié et ralenti pour la sécurité. L'ambiance y est toujours un peu spéciale ».
P comme... Paradoxe. Habitué à des pointes de 350 km/h comme récemment en Chine, le Français n'enfourche jamais de moto en civil. « La route ? Trop dangereuse ». Non, notre homme préfère le karting et un peu de Supermotard.
Q comme... Quatuor. Quatre « Grand Prix », quatre vainqueurs différents. Lorenzo, Pedrosa, Stoner et Rossi. Alors, premier doublé au Mans ou... 5e larron ? « Sur le sec, ce sera très certainement un des quatre qui ont une marge d'avance sur les autres... » Pronostics plus ouverts sur le mouillé ou le séchant.
R comme... Réaliste. Dimanche, si le bleu l'emporte sur le gris dans le ciel, Randy estime à quasiment nulles ses chances de gagner sur le sec. « Maintenant, il peut arriver tellement de choses en course ».
S comme... Souvenirs. Pas plus tard que l'an passé, De Puniet s'est retrouvé un moment en tête de « son » Grand Prix. Avant finalement de chuter « juste avant de rentrer pour changer de pneus ». En 250 cc aussi, le Français était passé tout près de la victoire en 2005 où, après une petite erreur dans les « S » bleus, il se fait doubler par un Pedrosa à l'affût.
T comme... Toilettes. La boule au ventre avant le départ, oui. La vessie incontrôlable, non. « Si je suis tendu et concentré à quelques minutes du départ, je ne suis pas de ceux qui courent aux toilettes ».
Philippe PANIGHINI.