La course !
Vendredi : la parade des pilotes
Mercredi : les essais qualificatifs
Lundi et mardi : le traditionnel pesage en ville
Les 55 bolides de l'édition 2008 !
L'édition 2007Il a l'air bien songeur Nicolas Lapierre, en jean, samedi matin, au fond du stand Courage Oreca. Les mains dans les poches tandis que les autres pilotes, dans la foulée du warm-up, simulent un changement. Ce n'est qu'à l'espace Oreca qu'il retrouve le sourire. Séquence football. Hugues de Chaunac, le patron, explique qu'il aurait fait mieux que Domenech avec une équipe de foot 100 % Oreca. « Allez, c'est bon Nico... » lui lance Loïc Duval. Car voilà, Nicolas Lapierre persiste à défendre les Bleus.
Un sourire donc. Pour oublier la déception. Cette édition aurait dû être une fête pour lui, après la très belle performance réalisée à Spa en compagnie d'Olivier Panis. « J'ai déjà couru l'an dernier, au volant d'une Saleen. Mais la première fois n'est pas celle où l'on prend le plus de plaisir, à cause de l'appréhension. » Un méchant virus l'a cloué au lit début juin. Un moment il a caressé l'espoir de prendre le départ au volant de la Courage Oreca. « Le test d'effort a montré que je n'avais plus d'énergie. »
Au fond du lit
Dure sanction. « Cela fait mal au coeur de sortir du groupe, de lacher mes camarades. » Pas très loin de lui, Stéphane Ortelli se retrouve dans la même situation, dix ans après sa victoire au volant d'une Porsche 911. A Monza, sa voiture s'était envolée. À la démarche, on devine que la cheville fait encore mal, malgré cinq heures de rééducation quotidiennes. Samedi, il doit se contenter d'un passage en cabine, pour quelques commentaires TV.
Arrivé mercredi pour la première soirée d'essais, Nicolas Lapierre est reparti jeudi soir à Nevers. Il se dit, chez Oreca, qu'il avait le coeur trop serré pour rester plus longtemps. Lui, préfère parler d'un retour à la maison pour se reposer. « Ce n'est pas évident de voir les autres se préparer à la course, mais je m'y attendais. Finalement, je préfère être ici, au Mans, qu'au fond du lit à me morfondre. »
Les 24 Heures autrement
De retour au Mans, une mission l'attend. Le team lui a proposé d'essayer une Tesla, la première voiture de sport totalement électrique, 400 km d'autonomie, assemblée chez Lotus en Grande-Bretagne, avec une carrosserie carbone fabriquée près de Saint-Malo. Sur le coup de midi, le voilà sur le grand circuit. « L'accélération 100 km/h en 3,9 secondes est surprenante. Agréable à conduire, la Tesla présente une excellente motricité. » L'espace d'un instant, on se dit qu'il vient d'essayer un joli jouet. Et on revoit Nicolas, gamin, posant à l'âge de 9 ans avec son modèle, Olivier Panis, alors en F1. Un jouet ? « Disons un jouet-voiture. Elle a un côté ludique, sympa, mais sa plate-forme est celle d'une voiture sportive. »
Le début de course, il le passera dans le stand, et puis il ira se promener, comme tout le monde, au bord de la piste. « Finalement, c'est l'occasion de vivre les 24 Heures autrement... En attendant l'année prochaine »
Marc LE DUC.