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24 Heures du Mans 2007

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"Le Mans Legend café"

rousseau anthony : super le service est bien ,rapide,bon le cadre agreable,pas tres cher et le service jusqu'a minuit...

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"Le jardin sur le pouce"

christine : J'en ai encore les papilles toutes affollées, j'ai déjeuné ce midi pour la xième fois et...

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"Les tables de la Fontaine"

castanié nathalie : ambiance feutrée, accueil chaleureux, menu très abordable, ce restaurant est idéal pour les...

Édition du dimanche 17 juin 2007

Peugeot : dur, dur, d'être un lionceau

LMP1. La marque au Lion apprend. Vite. Mais pas suffisamment pour inquiéter Audi dès son premier vagissement.

Ses autos doivent gagner en puissance, et en fiabilité.

Il avait sorti ses griffes à Monza et à Valence ; il a rugi lors des différentes séances d'essais au Mans. Mais en course, sur le mythique circuit sarthois, le Lion, sans doute trop vite grandi dans l'inconscient collectif, a retrouvé l'âge de ses artères adolescentes. S'est fait lionceau face au grand fauve Audi. « S'ils n'ont pas de problèmes, on ne les rattrapera pas, lâchait Jacques Villeneuve en sortie d'un triple relais. On ne peut pas rouler avec autant de puissance qu'en qualif', et ça fait tout de suite une différence. Malheureusement. » De fait, avec trois secondes en moyenne de débours au tour, les élégants prototypes fermés français ne peuvent espérer lutter à armes égales face aux très éprouvées voitures ouvertes allemandes. « Même si j'étais resté devant, attestait plus tôt Sébastien Bourdais parti en pole position, à la première chicane ils auraient profité de l'aspiration pour me déposer. C'est un peu dur. Je ne m'attendais pas à ça. » « Ils vont très vite, et nous, moins rapides qu'on espérait l'être mais c'est sans véritable surprise, même si on ne sait pas bien pourquoi », renchérit Marc Gene.

À ces constats abrupts des utilisateurs, s'opposent les raisonnements venus des patrons du projet. Forcément plus policés, mais tellement conformes aux discours répétés à l'envi depuis le prélude de l'histoire. « On a dépassé les six heures, c'est-à-dire les précédentes courses, apprécie Frédéric Saint-Geours huit heures après le départ. L'important est d'être encore là et comme on est là pour apprendre, plus on dure, plus on apprend pour perfectionner le dispositif pour 2008. Bien entendu, on aurait aimé ne pas avoir de petits ennuis, mais c'est l'endurance, et particulièrement sur ce circuit. On n'avait rien il y a un an et demi, alors le bilan n'est pas si mauvais que ça, même si on n'est pas encore à un niveau qui nous permette de gagner. » Pas question, pour le directeur général de Peugeot, de varier d'un iota dans l'explication. Les petits pépins évoqués ? Des défauts de jeunesse, facilement amendables.

Car l'une comme l'autre des deux voitures présentent de sérieuses qualités. Oh, il y a bien eu cette inquiétude, née d'un gros échappement de fumée blanche crachée par les extracteurs de la n° 8, entre chiens et loups. Il a fallu deux pit-stops successifs pour écarter le danger. Problème de roulements arrières résolu, l'engin est reparti de plus belle. Il y eut, plus tôt, un problème de survirage dénoncé par les pilotes, et sans doute lié à un réglage destiné au temps sec alors qu'il pleuvait. « La piste est très sale, très humide, c'est comme si personne n'avait roulé dessus. On manque peut-être aussi d'appui aéro alors ça tient moins, forcément », atténuait alors Nicolas Minassian, persuadé que l'évolution n'allait pas tarder à venir. Et pas du genre à attendre la casse des autres pour cueillir des lauriers : « Je suis du genre à attaquer. » Pour cela, la nuit lui tendait les bras, lui qui dit y voir aussi bien que de jour.

Olivier CLERC.

Ouest-France

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