Volley-ball : Le volley sarthois en quête d'un nouveau souffle
Le comité départemental de la Sarthe ne compte qu'un club engagé en championnat national : le DYS en N3 féminine. Photo : Dominique Breugnot
Constat. À l'ombre du football, du basket et du hand, le volley peine à se faire une place.Le département compte tout juste plus de 800 licenciés.
Depuis quelques saisons, le volley-ball n'a plus la cote. C'est valable en Sarthe mais pas seulement. Le constat est quasi général. Le football a connu l'effet « France 98 » ; le handball profite plus ou moins des bons résultats de ses équipes nationales et le basket-ball, boosté par la NBA, surfe sur la vague.
Le volley-ball n'a pas les mêmes locomotives. Sport avant tout universitaire, il peine aujourd'hui à trouver sa place dans un département comme la Sarthe. Le Mans n'est pas un grand centre universitaire comme peut l'être le voisin rennais ou encore Montpellier. Au fil des années, les jeunes sont allés voir ailleurs et ont déserté progressivement les parquets.
Travail en direction des jeunes
C'est donc à un véritable défi pour lequel Marc Bourdin a signé en obtenant la présidence du comité départemental de volley-ball. Celui de tenter de redynamiser une discipline en véritable perte de vitesse dont le haut niveau est seulement représenté par l'équipe du DYS en Nationale 3 féminine. « Il y a deux façons de voir les choses, admet Marc Bourdin. La dynamisation peut passer par le haut niveau, ce n'est pas notre axe de travail, je fais une croix dessus même si je suis à 100 % derrière le DYS. Pour ma part, j'estime qu'il faut orienter notre travail en direction des jeunes. Dans notre situation, il est important d'obtenir de nouveaux licenciés, d'assurer le renouvellement des licences, de ne pas trop perdre de licenciés à chaque intersaison. »
La politique souhaitée par Marc Bourdin, le successeur de Philippe Barcé, vise en tout premier lieu les catégories benjamins et minimes. « Il faut essayer de leur donner le goût de ce sport et si possible leur offrir des championnats, des journées de regroupements techniques. » Car le volley-ball en est là aujourd'hui. Il peine à offrir à ses jeunes licenciés des compétitions tenant la route. Beaucoup de clubs éprouvent des difficultés à constituer une équipe, les rassemblements sont la seule alternative pour que chaque jeune volleyeur y trouve son intérêt et un terrain de progression.
Augmentation du coût des licences
Marc Bourdin sait que sa tâche est semée d'embûches, il sait qu'il « prêche » dans un monde où le sportif amateur cherche le minimum de contraintes, où le bénévolat est arrivé à la fin d'un cycle. « Le domaine du bénévolat est un secteur, où nous volleyeurs, avons un peu de retard comparé à d'autres disciplines. On le voit dans certains clubs, tout repose sur les épaules d'une seule personne. Si elle vient à quitter le club, tout s'écroule. » La formation de cadre est une priorité de Marc Bourdin, épaulé dans cette besogne par Jean-Pierre Brouard.
La baisse du nombre de licenciés aura également un impact sur le coût des licences. Marc Bourdin ne s'en cache pas. C'est un lien de causse à effet. Le nouveau président va chercher aussi « à mailler le département pour pérenniser le volley. Nous avons aussi l'objectif d'organiser un grand tournoi réservé aux jeunes au mois de mai et d'accueillir l'opération festivolley à l'horizon 2010 ou 2011. »
Du pain sur la planche en perspective.
Stéphane BOIS.
• Pôle espoir à Sablé. Si le département n'a pas d'équipes de très haut niveau, il compte dans son périmètre géographie un pôle espoir féminin basé à Sablé. Une structure qui vit en parallèle et qui ne profite guère au volley sarthois. D'ailleurs, sur les 15 volleyeuses présentes, seulement une est issue de la Ligue des Pays de la Loire !
Ouest-France