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Dans les quartiers Sud, on préfère rénover que casser... |
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Rue Bach, depuis 2 ans, on change les menuiseries en PVC dans 774 logements. « En moyenne, il faut compter 1 jour et demi par logement ». Tout devrait être terminé en octobre.
Les quartiers Ronceray, Glonnières et Sablons bénéficient de 150 millions d'euros. Il reste deux ans pour boucler tous les projets.
Avec Chaoué-Perrières à Allonnes et Bellevue, les quartiers Ronceray, Glonnières et Sablons font partie des 162 « quartiers prioritaires » retenus en 2002 par le ministère de la Ville pour bénéficier de programme de rénovation urbaine.
Pour les quartiers sud, le programme des travaux prévus sur 5 ans (démolition, réhabilitation et construction) s'élève à 150 millions d'euros. Ils sont financés à 46 % par les bailleurs sociaux (comme Le Mans habitat), 23 % par l'Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine), 17 % par Le Mans métropole ; 4 % par la Région Pays de la Loire et 3,5 % par la ville du Mans.
Peu de destructions
Sur le parc de logement de Le Mans habitat, cela se traduira par 4 900 logements réhabilités, 426 démolis et 459 construits. Selon Emmanuel Berthier, le préfet, « le calendrier est tenu, le programme respecté ». Il reste deux ans pour le boucler.
La particularité du Mans, c'est le petit nombre de logements détruits : la barre Raphaël, les immeubles Piscine et prochainement, les porches (Bach) et les deux tours de la rue des Alpes. « Ces deux-là, on a dû s'y résoudre, sinon, on n'avait pas les subventions Anru, déclare, amer, le maire également président de Le Mans habitat. Mais notre volonté, et celle des habitants très attachés à leurs logements et à leur quartier, c'est de conserver, en réhabilitant, insiste Jean-Claude Boulard. Un logement réhabilité coûte en moyenne 100 € de moins par mois à son locataire qu'un logement neuf ».
Dernier argument massue pour le maire : « Il est quand même logique que les habitants soient regroupés autour du tram ! »
Béatrix Mora, directrice de l'Union sociale pour l'habitat, chargée d'étudier la moitié des programmes de rénovation urbaine en France, reconnaît que chaque situation est différente. « Après les années 90, où l'on a beaucoup privilégié la rénovation, aujourd'hui, dans certains cas, on n'a pas d'autre choix que de démolir. Notamment quand l'image du quartier est vraiment trop négative. Et pour y introduire de la mixité sociale, par de l'accession sociale à la propriété, de la copropriété privée... Il y a débat. C'est légitime ».