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6860 étudiants : « Nos chiffres sont les bons »... |
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Selon la présidence, l'université du Maine accueille 500 étudiants de plus que l'an passé. © Dominique Breugnot
Trois semaines après la rentrée, le président de l'université du Maine fait le point. Davantage d'étudiants, poursuite de la 1re année de médecine et autonomie de gestion en janvier.
Effectifs en hausse
Selon ses compteurs, l'université annonce 500 étudiants de plus que l'an passé à cette rentrée (dont 150 étudiants étrangers). Ils sont 6 860 inscrits. Toutes les composantes profitent de cette augmentation. Sciences (1 707 étudiants), Lettres (1 664) et Droit (1 552 + 169 à Laval) sont pratiquement au coude à coude. L'IUT du Mans compte 969 élèves, celui de Laval : 641. Et l'école d'ingénieurs (Ensim) : 158. « Nos chiffres sont les bons, assure le président Guillotin, en réponse au recteur d'académie qui, vendredi, à Nantes, annonçait « une baisse des effectifs de 4,7 % ».
Première année de médecine
L'an passé, 70 étudiants ont essuyé les plâtres d'une première année de médecine conçue en collaboration avec l'université d'Angers. Les cours étant diffusés au Mans, en visioconférence. Sur les 45 étudiants qui se sont présentés aux examens, 8 ont été admis en 2e année : 6 en médecine, 1 en dentaire, et 1 en sage-femme. Cette année, 116 étudiants sont inscrits dans ce qui est devenu la « Première année commune aux études de santé ».
Le futur institut de formation de masseur-kinésithérapeute qui ouvrira en septembre 2011 à Laval « s'appuiera » sur l'université du Mans.
Futurs enseignants
« Nous avons été confrontés à une réforme qui n'est pas un modèle du genre, dit en termes choisis Yves Guillotin, évoquant la rentrée à l'IUFM qui a connu des couacs à cette rentrée. D'où la décision de « s'organiser avec les universités de Nantes et Angers pour la prochaine rentrée ». « Aura-t-on des stages dans les écoles pour tout le monde, s'inquiète le vice-président, Daniel Luzzati. Sinon, comment pourrons-nous diplômer nos étudiants ? «
Comme toutes les autres universités, celle du Mans a enregistré une chute considérable du nombre d'étudiants souhaitant préparer le concours pour devenir enseignant en collège et lycée (Capes et agrégation). « On observe le phénomène dans tous les masters. Sans doute est-ce dû à la diminution du nombre de postes au concours », avance le président. Rachid El Guerjouma, son vice-président a son explication : « L'improvisation totale de la réforme de la formation des profs décourage les étudiants à s'engager dans ce métier ».
Autonomie
Pour l'université du Mans, ce sera le 1er janvier prochain. Principal changement : gérer complètement (y compris les salaires du personnel) son budget, qui, de ce fait, passera de « 22 à 75 millions d'euros ». Cela a nécessité une préparation en amont. À commencer par la création d'une direction des ressources humaines et le renforcement des services financiers. L'État a accordé une enveloppe de 250 000 € pour cela.
Après avoir demandé un report de ce passage à l'autonomie, l'université reste méfiante. D'où l'adoption d'une charte qui précise notamment la volonté de « garder le potentiel en personnels titulaires ». Quant à l'attribution des primes, elle « favorisera le collectif ».