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Nicolas Batum : « La NBA, c'est exactement comme je l'avais imaginée »... |
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Nicolas Batum s'impose comme l'une des pièces maîtresses de son équipe.
Après un mois à parcourir les Etats-Unis avec Portland, Nicolas Batum tire un premier bilan plutôt positif de ses premiers matches en NBA. Régulièrement, il nous donnera son point de vue sur sa première année dans la Ligue nord-américaine.
« La NBA, c’est exactement comme je l’avais imaginée. Tout est surdimensionné. En déplacement, on loge dans des hôtels incroyables, des trucs de malades. Et ce n’est pas un jet privé qu’a le club, mais un Boeing privé ! Lors du match à Los Angeles, on avait un jour de repos donc, avec Rudy Fernandez, on en a profité pour aller à Hollywood. On a juste fait le tour mais on a vu des acteurs en costume partout, déguisés en Spider-Man, ou en Elvis Presley.
Concernant mes performances sur le terrain, j’ai eu un peu de mal sur les premiers matches. Ca s’est mieux passé ensuite. J’ai fait deux grosses sorties sur les 16 rencontres, jouées en 24 jours, je crois (30 en réalité). Ce qui donne une idée du rythme. Maintenant, je sais que Martell Webster va revenir. S’il ne s’était pas blessé, je n’aurais probablement pas joué autant. J’en ai conscience. Martell est un très gros joueur et il va beaucoup nous apporter. Je ne suis pas inquiet, je pense d’abord à l’équipe et son retour va forcément nous aider. Quant à l’absence de Greg Oden en début de saison, cela n’avait rien à voir avec ce qu’il a vécu l’an passé. Il s’est simplement tordu la cheville. Tout joueur de basket a connu ça dans sa carrière. C’est juste arrivé au mauvais moment pour lui, sur le premier match de la saison. Mais il revient bien.
Sur ce premier mois, je pense que l’équipe est au niveau où elle doit être (10 victoires, 6 défaites au 28 novembre). Il y a quelques matches que l’on perd alors que l’on peut s’imposer, comme contre Phoenix ou La Nouvelle-Orléans, mais globalement, on est dans le rythme.
Le fait que l’on soit quatre rookies (joueurs de première année) permet de répartir les tâches pour ce qui est du bizutage. Celui qui est le plus visé, c’est Jerryd Bayless. Il est en charge des petits-déjeuners. Oden, comme il était déjà là l’an passé et qu’il était premier de la draft, on le laisse un peu tranquille. Et pour Rudy et moi, on joue sur la barrière de la langue en faisant croire que l’on ne comprend pas. Je dis souvent : « C’était ça que tu voulais que je t’apporte ? Désolé, je n’avais pas compris. »
J’ai regardé en direct sur internet le match du Mans face à l’Olympiakos. Il y a une malédiction, c’est pas possible ! Perdre autant de matches sur le fil… C’était déjà le cas quand j’y étais l’année dernière. Et c’était déjà arrivé l’année précédente. Ca se joue à rien, c’est pour ça que je crois encore qu’ils peuvent se qualifier pour le Top 16. Mais il y a un truc ! Quelqu’un a marabouté cette ville, il y a un sorcier quelque part ! »