Basket-ball : Aller direct à Bercy ou retour à Antarès ?
Après avoir réussi à lui tout seul à verrouiller le secteur rebonds lors de la deuxième période du match aller, Sam Clancy ne veut surtout pas s'arrêter en si bon chemin. : Dominique Breugnot.
Playoffs (1/2 finale retour) : Roanne - Le Mans. Enjeux limpides pour le MSB. D'un côté, une finale à Paris. De l'autre, une belle samedi au Mans.
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Rebonds et balles perdues. Les deux clés essentielles pour s'ouvrir les portes dorées du palais omnisports de Paric-Bercy selon Vincent Collet. « Les rebonds offensifs permettent à Roanne de s'envoler, d'assommer son adversaire. Comme face au Havre (Ndlr : 11 rebonds offensifs au premier quart temps) lors de la belle des quarts de finale ». Tous les moyens de munitions étant accueillis à bras ouverts par cette équipe mitraillette.
D'où également une rigueur toute particulière dans le secteur balles perdues. « Ils vont très certainement chercher à défendre haut, à nous presser. Avec Pellin bien sûr mais pas seulement... Il faudra y faire face pour ne surtout pas alimenter leur attaque ».
Roanne transcendé à domicile
Le coach manceau ayant encore en mémoire la première mi-temps du match aller. « On avait concédé 7 rebonds offensifs et déjà perdu 9 balles. Du coup, Roanne avait déjà tiré 11 fois de plus que nous à la pause. On ne pourra pas se le permettre à nouveau chez eux ».
Vincent Collet bien conscient que les déséquilibres de l'aller au poste 3 (52 points contre 19 pour Roanne) et aux % d'adresse (47 contre 36) risquent fort de s'atténuer au retour.
Surtout que la Chorale chante à tue-tête devant les siens. « Une salle moins neutre qu'ailleurs ». Des chiffres ? 16 victoires sur 17 matchs « at home ». « Un surplus d'intensité, un supplément de confiance également palpable dans les stats personnelles de leurs joueurs ».
La « der » de Salyers
Ainsi, le duo Rush-Badiane passe de 12 d'évaluation à l'extérieur à un bon 16 chacun à domicile. Selon la même logique, la réussite aux tirs d'un Derrick Byars passe de 30 % à 40 % selon qu'il joue ou non devant les siens. Plus parlant encore, ces fameux rebonds offensifs (11 à l'extérieur contre 15 en moyenne à domicile). Alors oui. Le chaudron André-Vacheresse peut ébouillanter à tout moment. Et très vite... « On ne pourra pas gagner le match au premier quart temps mais on pourrait le perdre... Notre intérêt est celui d'un match étriqué le plus longtemps possible car la pression et le doute pourraient alors jouer leur rôle ».
Instinct de survie dont pourrait se servir un Marc Salyers forcément surmotivé pour sa « der » à André-Vacheresse. Même si Vincent Collet n'en fait pas une fixation. « Ses 30 points face à nous sont en trompe l'oeil avec les 13 derniers dans le garbage-time (Ndlr : « temps poubelle » ou moment où l'équipe qui mène largement au score fait rentrer ses joueurs de banc de deuxième plan). Du reste, il n'a pas marqué entre la 18e et la 34e minute. Cela dit, il peut très bien nous en mettre 40 au retour car certains de ses tirs sont complètement incontrôlables ».
Pour les rebonds et les balles perdues en revanche...
Philippe PANIGHINI.
Ouest-France
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