Basket-ball : Des adieux tellement tristes...
Emotion. En perdant le match qu'il ne fallait pas perdre, entraîneur, joueurs et dirigeants ont été submergés par l'émotion...
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Difficile, voire impossible de contenir ses larmes. Tant d'images qui reviennent. Tant de désillusions d'un seul coup. Alors que le trio Clancy-Ricci-Diot est parti sous la douche (!!!), tous les Manceaux s'en vont consoler un Nicolas Batum effondré. L'épaule solide de Bogdanovic épanchant provisoirement sa peine. Le futur joueur NBA n'est pas le seul à souffrir. Oh que non ! L'accolade entre Pierre Tavano et Vincent Collet en dit long. Avant d'ouvrir ensemble un nouveau chapitre à l'Asvel, les deux hommes étaient en mission. « Depuis de longues semaines, je me donnais corps et âme pour emmener cette équipe à Bercy. Celle qui a sans doute le plus progressé en une saison. À titre personnel, je ne voulais surtout pas finir par une défaite. C'est doublement raté. Il faut savoir l'accepter ».
« À jamais gravé dans mon coeur »
Par ricochet, Vincent Collet quitte l'Euroligue pour l'Uleb la saison prochaine. « Franchement, ce n'est pas capital à mes yeux. Surtout que l'Uleb est une très belle compétition. En plus, je n'y pensais pas encore. J'étais trop attaché à terminer du mieux possible la présente saison ».
Une désillusion de poids dans « les huit merveilleuses années que j'ai passé ici. Avec un titre en 2006 et la coupe de France 2004, je crois qu'on a quand même réussi de belles choses avec les différents dirigeants et joueurs ». S'il avoue « avoir souffert en Euroligue » et très « mal digéré la défaite face à Gravelines en 2004 car nous étions au-dessus cette année-là », le futur coach de l'Asvel veut surtout retenir « tous les très bons souvenirs avec Le Mans, un club à jamais, je dis bien à jamais, gravé dans mon coeur ».
Même si son histoire mancelle compte trois saisons de moins, le président Goisbault n'est pas le moins affecté. Cruelle loi du sport. Pour faire aussi partie des « partants », lui aussi craignait cette der des der à Antarès. Et pourtant... En grand seigneur, ses premiers mots allaient pour Roanne. « Félicitations à eux. Ils méritent leur victoire. Je leur souhaite bon vent pour la finale ». Antarès n'est pas d'accord. Des « allez Nancy, allez Nancy » fusent même des tribunes. « C'est le sport, c'est la vie. J'ai passé cinq ans magnifiques à la présidence du club. Je prends ma retraite mais croyez-moi, je serais toujours là », affirme-t-il en pointant du doigt son strapontin fétiche dans l'enceinte mancelle.
Non loin de là, le nez dans son maillot, Nicolas Batum hérite à son tour du micro. Les mots ne viennent pas. « Nico... Nico... Nico... ». Court répit des tribunes. « Merci et désolé ». Tout est dit. Ou presque... « J'ai passé cinq ans très intenses ici. Même à 10 000 kilomètres de vous, je ne vous oublierais pas ».
Un après-match inoubliable en effet....
Philippe PANIGHINI.
Ouest-France
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