Basket-ball : Diot, un Laurent Sciarra en plus athlétique
Première recrue du MSB, le prometteur Antoine Diot sait qu'il devra se battre pour gagner sa place la saison prochaine. :
MSB. Antoine Diot a finalement décidé de s'engager avec le MSB. Le nouveau meneur est conscient qu'il devra travailler pour gagner du temps de jeu.
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« Sur la jeune génération, il a une vitesse de transmission au-dessus de la moyenne. C'est un peu un Laurent Sciarra, mais en plus athlétique, » dit de lui Vincent Collet. « Beaucoup disent que c'est une sorte d'Antoine Rigaudeau moderne. Il a un bon jeu en percussion, un bon tir, il fait de bonnes passes, » complète Nicolas Batum, qui a joué avec lui en équipe de France junior l'été dernier. Lui, c'est Antoine Diot, la première recrue du MSB. Pas tout à fait le même profil que l'explosif Yannick Bokolo, mais le Burgien ne déteste pas le jeu rapide, loin de là. « Je suis beaucoup moins athlétique que Yannick. Je suis un peu plus shooteur, mais j'aime bien courir et quand il y a un rythme élevé. » Pas un mal quand on connaît le style de jeu prôné Vincent Collet, qui ne joue pas à l'économie.Pourtant, l'entraîneur manceau avait plus ou moins fait une croix sur le jeune meneur de jeu « étant donné que sa mère souhaitait qu'il reste sur Bourg. » Le projet manceau a fini par convaincre Antoine Diot. « À part Nicolas, je ne connais pas les joueurs. Mais on m'avait parlé de l'ambiance, et quand je suis venu, une fois avec mes parents et une autre avec l'INSEP, j'ai trouvé qu'il y avait une très bonne ambiance au sein de l'équipe. Mais c'est d'abord l'Euroligue qui m'a décidé. C'est une grande compétition et c'est une bonne chose pour acquérir de l'expérience. Et puis il y a la confiance du coach et des dirigeants vis-à-vis des jeunes joueurs. Vincent Collet fait beaucoup jouer ses jeunes joueurs, comme Yannick Bokolo ou Nicolas. » Mais le Néo-Manceau sait qu'avoir du temps de jeu en Euroligue ne sera pas du tout cuit, comme ça a été le cas la saison dernière pour Nicolas Batum. « Le staff m'a expliqué le projet et ils m'ont dit que j'aurais l'opportunité de jouer, mais qu'il fallait que je gagne mon temps de jeu en travaillant. C'est un discours qui m'a plu. » « Je n'ai encore rien prouvé »« C'est un joueur qui peut vite apporter au club. Il est sérieux, sympa et fait preuve de beaucoup d'abnégation à l'entraînement, poursuit Nicolas Batum. Le club et Antoine ont fait le bon choix. » Pour le club, ça ne fait aucun doute. Pour le joueur rien n'était écrit d'avance, 7-8 équipes françaises (mais aucune formation étrangère précise le joueur) étant sur les rangs. Autant dire que le téléphone a dû beaucoup sonner ces dernières semaines. Un peu ce qu'a vécu, mais à un autre degré, Nicolas Batum il y a quelques semaines vis-à-vis de la NBA. « Mais lui avait plus de pression, parce qu'il était obligé de sortir de l'INSEP, précise le Lexovien. Moi, j'avais le choix de ne pas aller à la draft. Maintenant, il va être libre dans sa tête. » « C'est vrai qu'on a eu tous les deux des décisions importantes à prendre, confirme Antoine Diot. Même si pour Nicolas c'était à un autre niveau. Moi, c'est le début de ma carrière, et je n'ai encore rien prouvé. » Ça va venir, ça va venir...A. B.Rectificatif concernant Philippe Desnos. Si les attributions de Philippe Desnos sont bel et bien élargies avec notamment des fonctions de préparateur physique auprès des pros du MSB, l'entraîneur vainqueur du dernier Trophée du Futur n'aura pas en charge le recrutement de l'équipe professionnelle, mais celui du centre de formation, contrairement à ce qui était indiqué dans notre édition d'hier.
Ouest-France