Basket-ball : « Kangourou » Koffi a mis Marc Salyers dans sa poche
Ici face à Mohamed Koné, l'intérieur manceau s'est surtout occupé du dossier « Salyers » mercredi soir à Roanne. S'il n'a pu éviter une belle, Alain Koffi a démontré une belle efficacité défensive...
A l'image de votre équipe, vous avez montré deux visages à Roanne. Hilare avant la pause (11 pts, 3 rebonds), plus grimaçant par la suite (2 pts, 1 rebond).
C'est vrai qu'on a bien maîtrisé notre sujet au début. Presque comme à l'entraînement. Après, on a commencé à se déconcentrer, à perdre notre jeu... surtout offensif. Eux ont été plus agressifs et plus adroits.
Vous étiez le garde du corps attitré de Monsieur Salyers. En limitant le MVP Euroligue à 10 points, on peut parler d'une mission accomplie...
(Il sourit). Il nous avait quand même mis trente points au match aller. C'est vrai que je devais me charger un peu de son cas tout en me focalisant comme souvent sur les rebonds. Je pense que mon travail sur lui a plutôt porté ses fruits même s'il est vraiment dur à marquer car toute son équipe le cherche et joue parfois pour lui. Hélas pour nous, Brian Rush et Laurent Cazalon l'ont bien remplacé...
Qu'est-ce qui a moins bien fonctionné par rapport au match aller à Antarès ?
(Il souffle... hésite un peu). On n'a pas été assez constant sur la durée. Après la pause, on est revenu en se disant sans doute que c'était fait. Au fur et à mesure qu'ils sont revenus sur nous, on a plus ou moins lâché l'affaire (sic). On a commencé à reculer face à leur « zone press » d'où aussi moins de prisque de risque dans nos tirs. Sous la pression, plus personne n'osait prendre réellement ses responsabilités.
Les stats le confirment... La balle a également moins bien circulé entre vous...
A un moment donné, c'est vrai qu'on dribblait un peu sur place. On s'est certainement trop focalisé sur la raquette en oubliant finalement nos shooteurs pourtant très bons à l'aller. Tout cela de manière un peu inconsciente sans doute...
Comme on dit au football, 1-1 balle au centre...
Tout à fait. Tout est remis à plat. On peut logiquement s'attendre à une belle très serrée où la défense et les rebonds joueront à nouveau un rôle important.
Le public de Roanne a vraiment joué son rôle de 6e homme à merveille. Un petit message à vos supporters d'Antarès ?
Je me mets effectivement à la place des Roannais. Se sentir ainsi poussés donne forcément des ailes. Même dans l'annonce ou l'explication de nos systèmes, on entendait quasiment rien. A Antarès, c'est plutôt le contraire. On a vraiment besoin qu'ils nous soutiennent du début à la fin même si ce n'est pas dans leurs habitudes. C'est un match tellement crucial pour nous...
Et tellement émotionnel pour coïncider avec les derniers matchs à Antarès de Vincent Collet, Pierre Tavano, Nicolas Batum ou encore Jean-Pierre Goisbault. Vous y pensez déjà ?
Vous savez, l'enjeu du match est par lui-même très motivant. On va donc essayer de ne pas trop penser à tout ça. Si on a le bonheur de gagner, alors oui, il sera temps d'évoquer toutes ces dernières...
Et vous, quid de votre avenir proche ?
Il me reste un an de contrat... Donc normalement, je serai toujours au Mans la saison prochaine.
Recueilli par Philippe PANIGHINI.
Ouest-France
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