Basket-ball : Les Manceaux calent et déjouent en deuxième mi-temps
Avec 15 points et 9 rebonds, Clancy a émergé au sein de l'équipe du Mans. Mais cela n'a pas été suffisant... : Le Progrès
Pro A (1/2 finale retour, playoffs): Roanne - Le Mans (73-60). Après avoir mené de 16 longueurs en 1re période, les Manceaux ont piqué du nez après la pause.
ROANNE (d'un de nos envoyés spéciaux). - 27e minute : aux lancers, Pape Badiane. Menée depuis plus de 25 minutes, la Chorale de Roanne se rapproche à un point (40-41). La salle André-Vacheresse rugit de plaisir. La longue marche des Sarthois vers la finale entre dans une phase décisive.Si Roanne passe devant, la partie peut basculer ! Un tir primé de Cazalon met le feu (43-41). Interception à suivre (45-41). Il reste 2' 08» dans le 3e quart-temps. La houle s'est levée face au MSB. Panier manqué des Manceaux. Faute de Limonad. Salyers sort. Badiane « le poulpe » pêche un gros rebond offensif (47-41). Cazalon omniprésent (17 points à 86 %) insiste (49-41).
Le réveil de Brion Rush
Le Mans vient de prendre un 16-0 derrière les oreilles et termine le quart-temps avec une misère au compteur (6 points) contre 20 à leurs adversaires (50-43). La belle tend les bras aux Roannais dans leur « chaudron bleu ». Bogdanovic recule l'échéance grâce à son adresse extérieure (53-48 à la 32e) mais la belle mécanique mancelle coince pour la première fois depuis le début des playoffs. Défense trop lâche, attaque en berne. Roanne jouait alors sur du velours et se faisait la belle au double sens du terme (62-48 à la 25e). « Nous avons perdu toute agressivité, regrettait Collet, fait de la marche arrière. Autrement dit, nous avons déjoué, perdu notre basket. » A contrario, Brion Rush si pâle à l'aller, s'en donnait (19 points) à coeur joie (67-52 à la 37e). Salyers avait droit à une « standing ovation » pour son dernier match dans la Loire. Les visiteurs (4 sur 18 à 3 points) ne pouvaient que constater les dégâts (73-60). La Chorale n'a pas déposé les armes et défendra encore chèrement son titre, samedi soir, à Antarès, dernière étape avant Bercy. En forme de quitte ou double ! Comme Nancy face à l'Asvel.
Une entrée en matière idéale
Pourtant, une nouvelle fois les Sarthois étaient rentrés de la meilleure façon qui soit dans le match : défense de fer y compris le rebond, collectif d'attaque rationnel. Le fameux « Collet serré » derrière, circulation de balles opportune de l'autre côté du terrain,avec quelquefois Batum en meneur. Cela n'avait pas tardé à porter ses fruits puisqu'après 10 minutes de jeu, les Sarthois menaient 9-18.
Les « shooting machine » roannaises étaient enrayées (25 % de réussite) alors que le MSB jouait sur deux tableaux ; intérieur avec Clancy avec son « spécial » dos au panier (et aussi 5 rebonds), Koffi, extérieur avec Batum et Bogavac. Une entrée en matière idéale à l'exception des 2 fautes de « Trumo » Bogavac. Et ce n'était pas fini ! Koffi, très explosif, hier soir (10 points en 11 minutes) en remettait une couche voire deux (9-23 à la 12e). Ricci portait même l'écart à 16 longueurs (9-25 à la 13e). Fin du premier acte, 100 %, pur jus sarthois ! « Nous avions trop la pression », avouera plus tard, Cazalon.
La réaction des Choraliens - puisque réaction il devait y avoir - ne pouvait tarder dans une salle chauffée à blanc. Comme de bien entendu, c'est « Mister » Marc Salyers (10 points à la 20e) qui avait sonné l'heure du réveil qui se traduisait par une 8-0 pour la formation dirigée par Jean-Denys Choulet (17-25 à la 14e). Remis sur les rails, les locaux ne voulaient surtout pas lâcher prise çà l'image de Cazalon opportuniste à 3 points (2 sur 3). Au fil des minutes, l'avantage des Manceaux devenait de plus en plus « riquiqui » (29-34 à la 18e). Le jeu rapide des partenaires de Marco Pellin leur permettait de disposer de plus d'espaces en attaque. À la pause, les jeux étaient loin d'être faits (30-37, 38-34 à l'aller) même si le MSB affichait quand même une belle maîtrise collective. « Un match d'hommes », commentait Christophe Le Bouille au retour des vestiaires. On connaît la suite ! On se revoit, samedi, à Antarès (19 h 30).
Alain MOIRE.
Ouest-France
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