Basket-ball : Les huit clés de la belle mancelle face à Roanne
Pour sa grande dernière à Antarès, samedi soir (19h30), Vincent Collet aimerait tant un nouveau tour d'honneur souriant avec un billetpour la finale en poche... : Dominique Breugnot.
Playoffs (1/2 finale, belle, demain 19 h 30) : MSB - Roanne. Les huit clés pour s'ouvrir les portes de Bercy.
• Le jeu collectif. Depuis le début des playoffs, les Manceaux avaient fait preuve d'une belle homogénéité. Certes un quart-temps comme le troisième à Cholet a laissé à désirer mais les élèves de Vincent Collet avaient rebondi et fini par écoeurer les Choletais. « On était sur 7 mi-temps aux alentours de 10 passes décisives », rappelle le technicien sarthois.
« Nous avons une équipe de 10 joueurs. Nous ne possédons pas d'éléments comme Salyers. Notre force, c'est le collectif. C'est la première mi-temps franchement mauvaise que nous faisons depuis le début des playoffs », note Jean-Pierre Goisbault.Avec notamment 6 points inscrits dans le 3e quart et... aucune passe décisive. Une panne sèche corroborée par une diminution globale des passes décisives (13 au lieu de 24, samedi dernier). Une liquéfaction qui ne pardonnera pas si elle se reproduit. « Pour passer, demain, il faudra retrouver la constance, revenir sur nos fondamentaux. » F.O.N.D.A.M.E.N.T.A.U.X.
• La motivation et la pression. De part et d'autre, pas de souci ! Les champions en titre ne laisseront pas filer facilement une occasion de retrouver Bercy. De même, les Sarthois voudront offrir une victoire à leur public en guise d'adieu avant de lui proposer un voyage dans la Capitale. « Je n'ai pas de souci sur la motivation des joueurs », avance le président.En revanche, la pression sera clairement sur les épaules de Bokolo et consorts mais Vincent Collet rêve de partir sur un nouveau titre. Tendu vers cet objectif, le technicien va insuffler sa rage de vaincre à ses hommes.
• L'attaque. « On a donné quelques largesses en perdant 7 balles au fameux 3e quart-temps. Nous avons été victimes de leur suragressivité. » Or, il est impératif que les Roannais ne versent pas dans l'euphorie dont a bénéficié, Brion Rush par exemple, au match retour. Avec ses tireurs d'élite, la Chorale est alors très dangereuse voire inarrêtable. Un pour tous, tous pour un, ce sera le credo des Sarthois, samedi.
• L'apport du banc. À Roanne, le banc sarthois a amené 19 points. Les rotations n'ont pas donné le résultat escompté à l'image d'Antoine Diot qui pour une fois est passé à côté de son sujet. Face à Roanne, c'est trop juste !
• Le rebond défensif. Donner des secondes chances aux Roannais est totalement prohibé. À l'aller, les Sarthois avaient tardé à se régler. Mercredi, ce ne fut pas le cas. Clancy, Koffi, Ricci, ont notamment le métier sous les cercles mais le groupe a flanché collectivement, par ailleurs.
• Les tirs à trois points. Alors qu'ils avaient réussi 15 tirs primés sur 31 à l'aller (48 %), les Sarthois sont restés scotchés à 22 % de réussite (4 sur 18) au retour. Les « tontons flingueur » de l'ex-yougoslavie, Bogavac et Bogdanovic ont plafonné à 13 points à eux deux (37, samedi dernier). Énorme différence ! À leur décharge les ballons ne leur sont parvenus qu'à dose homéopathique. Le bon ratio se situe évidemment entre ces deux chiffres extrêmes. Batum (14 %) et Limonad (0 %) sont passés à côté en matière d'adresse. « Globalement les quatre arrières-ailiers marquent entre 40 et 50 points par match » rappelle Collet.
• La « der » de Vincent Collet, Pierre Tavano, Jean-Pierre Goisbault et Nicolas Batum. Ce sera demain la dernière à domicile (la dernière tout court si le MSB s'incline) de Sam Clancy, Phil Ricci, Trumo Bogavac sous les couleurs mancelles. Idem pour Vincent Collet, son adjoint Pierre Tavano et Batum en partance pour la NBA. « Je ne m'imagine quitter mon poste sur une défaite à Antarès », indiquait hier matin, Jean-Pierre Goisbault. Le staff technique est dans le même état d'esprit.
• Le public. Les dirigeants manceaux n'en font pas mystère, il souhaite que le public secoue un peu le cocotier, abandonne son soutien policé pour porter son équipe. Qu'il soit le sixième homme dont a bénéficié Roanne, mercredi alors que la Chorale était menée 9-25. « Il faut que nos supporters comprennent qu'il va falloir pousser les garçons. Il faut être inconditionnel du début à la fin », martèle le président Goisbault. Clairement, un appel au peuple ! Pour une finale potentielle !
Alain MOIRE.
Ouest-France
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